Yvon Deshaies craint les conséquences

Par superadmin
Yvon Deshaies craint les conséquences
Yvon Deshaies est venu en aide à un homme aux prises avec des problèmes de santé mentale et vivant dans un logement insalubre à Louiseville

LOUISEVILLE. Le psychiatre Pierre Mailloux a perdu son combat devant la Cour d’appel pour sa demande de contestation de sa radiation temporaire après des propos qu’il avait tenus à l’émission Tout le monde en parle en 2005.

En 2009, le Conseil de discipline du Collège des médecins l’avait condamné à une radiation temporaire de cinq ans pour des propos tenus à l’endroit du quotient intellectuel des noirs et des Amérindiens. Puis, lors de son appel, le Tribunal a déclaré que le docteur avait le droit de s’exprimer librement, mais que le Conseil avait eu raison de conclure que ça n’avait pas été fait correctement. Le Tribunal a décidé de réduire la radiation temporaire de cinq ans à trois mois et ajoute une amende de 20 000 $. Le psychiatre pourrait faire appel de ce jugement à la Cour suprême du Canada d’ici les 60 prochains jours.

De l’inquiétude à Louiseville

À Louiseville, le maire estime que cette situation est préoccupante. La radiation temporaire du populaire psychiatre risque d’avoir des conséquences importantes sur des patients louisevillois traités par le doc Mailloux, selon Yvon Deshaies. «M. Mailloux traite beaucoup de patients à Louiseville. Je prends ça très mal parce que j’ai appris que personne ne va le remplacer. Des gens chez nous sont inquiets parce qu’ils doivent le rencontrer et attendent des prescriptions. Ils ne savent pas ce qui va arriver et ça demeure des patients qui ont besoin de soins psychiatriques», commente le maire de Louiseville.
«Ce n’est pas le doc Mailloux qu’on punit! On punit les patients qui ont besoin de lui! Derrière ce conflit, il y a des humains qui ont besoin de soins et de suivis réguliers. On ne peut pas se permettre de le perdre pendant plusieurs mois», craint M. Deshaies.

Le maire de Louiseville demande au Collège des médecins de revoir cette décision et de réfléchir à l’intérêt des patients. Il a d’ailleurs fait parvenir une lettre au député de Maskinongé, au premier ministre Couillard ainsi qu’au ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

Santé mentale

Yvon Deshaies a été témoin de plusieurs situations où des personnes sont en détresse et ont besoin d’une assistance en lien avec des problèmes psychiatriques. Dernièrement, Yvon Deshaies est intervenu pour aider une personne désorientée, violente et vivant dans un logement insalubre. «Plusieurs personnes sont laissées à elles-mêmes et n’ont pas d’aide. Souvent, ces personnes-là se font ramasser par la police et les ambulanciers et ressortent de l’hôpital peu de temps après. Je suis inquiet de faire face à d’autres situations où les gens n’ont pas d’aide comme le cas d’insalubrité que j’ai vécu dernièrement. Il va falloir un jour soigner ces gens-là. Ici dans la région, nous sommes démunis et dans les prochaines années on le sera encore plus», rappelle M. Deshaies.

Suivez Pier-Olivier Gagnon sur Twitter: @POGagnon

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