Yves Perron à l’écoute de ses concitoyens

Par Godlove Kamwa
Yves Perron à l’écoute de ses concitoyens
(Photo : Courtoisie - Bureau Yves Perron 1)

Sur la plateforme zoom et les réseaux sociaux, le député de Berthier Maskinongé Yves Perron a convié la population le mercredi 10 février à un événement citoyen afin de répondre aux questions des gens de la région.

L’accaparement des terres, les questions environnementales et surtout l’agriculture et les secteurs sous gestion de l’offre dont il est le porte-parole au Bloc ont meublé 90 minutes en ligne.

Yves Perron a assuré qu’à leur arrivée au Canada, les travailleurs étrangers se rendraient directement sur les lieux de productions. Ottawa a annoncé l’isolement des voyageurs à leurs frais pour un coût forfaitaire de 2000$, mais le député a estimé que les producteurs qui ont déjà essuyé d’énormes pertes l’année dernière ne tiendraient pas le coup. En effet, le Programme d’aide pour l’isolement obligatoire des travailleurs étrangers temporaires (PAIOTET) fournit une contribution maximale non remboursable de 1500$ à chaque travailleur. Bien qu’il approuve les mesures contre la Covid-19, le Bloc québécois a récemment plaidé pour la bonification de cet appui et la délivrance des permis de travail ouvert pour faciliter la mobilité de la main-d’œuvre.

De plus, le député a dénoncé l’absence de concrétisation des compensations annoncées pour l’ensemble des producteurs et transformateurs sous gestion de l’offre. Seuls les producteurs laitiers peuvent désormais passer à la caisse dans le cadre de l’Accord de partenariat transpacifique (PTPCG) et de l’Accord économique et commercial global (AECG). Cette première étape saluée par les corporations est l’une des victoires de l’élu qui s’est mis en « devoir d’être à la hauteur de la fonction. »

Il a énergiquement défendu ce dossier et n’entend pas dormir sur ses lauriers. Sur l’accord de libre-échange entre le Canada, le Mexique et les États-Unis(ACEUM), « on n’a rien fait, il n’y a même pas de négociation », a déploré le porte-parole des bloquistes responsable de ces volets. Le projet de loi C-216 du Bloc sur la protection du système de gestion de l’offre est encore dans les tiroirs de la Chambre des communes.

Conduire la réflexion sur l’accaparement des terres

L’augmentation constante de la valeur des terres agricoles préoccupe quelques intervenants. Les débats ont achoppé sur le sujet parce que d’un point de vue fiscal, il est plus avantageux de céder une entreprise à un inconnu qu’à un membre de la famille. La cession aux proches est considérée comme un dividende alors que la vente à un tiers passe pour un gain en capital donnant droit à une exonération cumulative. Du coup, les exploitants agricoles qui transfèrent leurs PME à leurs enfants n’en profitent pas. Ils subissent plutôt un taux d’imposition plus élevé.

La concurrence des financiers et des fonds d’investissement affole en plus « les prix spéculatifs qui écrasent les prix agronomiques sous le regard de l’administration municipale impuissante. » En guise de début de solution pour les exploitants agricoles, Yves Perron a brandi le projet de loi C-208 présenté le 3 février dernier. Ce texte conservateur vise à corriger la fiscalité sur les transferts des PME agricoles familiales, mais « les libéraux redoutent une source d’évasion fiscale. » Pourtant, sur la question de l’évasion fiscale, « on protège les petits amis » dans le contexte d’un déficit fédéral de près de 400 milliards de dollars selon le député qui se montre dans l’attente incessante d’une élection.

« Il y’a du mieux dans l’accès à Internet »

« Il y’a des jours où ça me tente de mettre des bottes et d’aller dérouler des fils », a-t-il plaisanté sur l’accès à Internet haute vitesse bloqué par les gros joueurs qui détiennent l’essentiel des infrastructures. Grâce à la mise en place d’un comité paritaire, la situation s’est améliorée chez Connexion Matawinie et Maskicom selon l’élu de Berthier-Maskinongé qui reconnaît que « certains bouts de rue ne sont pas desservis. » Il ne reste plus qu’à obtenir une entente sur le déploiement technique. M. Perron a expliqué que ces obstacles sur le parcours des petits fournisseurs expliquaient en partie pourquoi le Québec revendique les transferts de la part qui lui revient dans le fonds pour la large bande universelle, mais le fédéral «  veut toujours mettre son drapeau sur le coin du chèque. »

Les internautes ont également exprimé la nécessité d’alléger les votes par correspondance dans le contexte de la pandémie. Une question qui pourrait trouver des réponses dans un projet de loi imminent des libéraux. D’autres se sont dits préoccupés par l’érosion des berges dans la voie maritime du Saint-Laurent et la transition vers l’économie verte. Autant de sujets qui ont conforté l’ancien enseignant dans l’idée que cette prise de contact virtuelle est révélatrice du « privilège de représenter sa population et d’influencer le destin de la nation. »

 

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