Une histoire de résilience

Une histoire de résilience
Arizona Pombert-Désautels, Yannick Désautels-Leclerc, Julie Pombert et Billy Pombert-Désautels. (Photo : Photo Pier-Olivier Gagnon)

Une famille bouleversée après la naissance de leur petit garçon

LOUISEVILLE. L’arrivée d’un nouveau-né est bien souvent un moment réjouissant et fort en émotions pour une famille. Cet événement marquant ne s’est toutefois pas déroulé de la même façon pour de jeunes parents de Louiseville lors de la dernière année.

Julie Pombert et Yannick Désautels-Leclerc ont deux enfants, une petite fille de trois ans en bonne santé et un petit garçon de neuf mois qui lui a eu un peu moins de chance.

Le 4 avril 2019, le couple se rend au Centre hospitalier affilié universitaire régional (CHAUR) pour donner naissance au petit dernier. C’est finalement par césarienne que Billy est extirpé du ventre de sa mère et rapidement, le personnel en place constate que quelque chose ne va pas: sa saturation et sa respiration sont anormales. «C’était un moment très angoissant et inquiétant. Je venais de donner naissance à mon enfant, mais je n’ai même pas pu le voir et lui toucher. Je suis sortie de ma césarienne pas d’enfant ni de mari dans ma chambre. Je me demandais vraiment ce qu’il se passait», raconte la mère.

Aussitôt envoyé dans le département de néonatologie, l’enfant a passé une batterie d’examens médicaux et une série de prélèvements sanguins l’attendait. La présence d’un souffle au cœur a entraîné son transport d’urgence vers le CHU Sainte-Justine de Montréal. Résultat, les médecins lui diagnostiquent un problème cardiaque après avoir décelé deux petits trous au cœur.

Aucun répit

Après avoir obtenu leur congé d’hôpital, les parents ont observé des signes anormaux de fièvre, de perte de poids et de vomissement chez leur enfant lors d’un très court séjour à la maison. Des symptômes qui requièrent une visite à l’urgence et qui entraînent à nouveau une hospitalisation. À deux semaines de vie, les médecins annoncent aux parents que Billy devra subir une ponction lombaire puisqu’ils soupçonnent la présence d’une bactérie ou de maladies infectieuses, dont la méningite. «J’ai pleuré ma vie», se souvient Julie Pombert.

«Sur le coup, nous étions dépassés par les événements, ajoute Yannick Désautels-Leclerc. On venait de savoir qu’il était cardiaque et c’est le premier dans la famille. En plus, il devait subir une ponction lombaire. Pourtant, lors des échographies, on nous disait que notre enfant était en pleine santé», confie-t-il.

Heureusement, l’analyse des résultats ne démontre aucune trace de maladie. Par contre, des ajustements seront nécessaires sur le plan alimentaire.

Le couple reconnait que l’année 2019 n’a pas été de tout repos. Au total, la famille Pombert-Désautels a passé deux mois à l’hôpital et leur garçon a été hospitalisé à trois reprises. Les problèmes de santé du nourrisson ont même forcé le père à prolonger son congé de paternité. «C’était très long. Ç’a vraiment joué sur notre moral. On ne choisit pas ça d’avoir un bébé malade. On voyait déjà le pire se dessiner devant nous. On avait aussi notre fille de trois ans qu’on devait s’occuper et c’était difficile. Nous avons pu compter sur des gens compétents qui se sont occupés de nous et dans ce temps-là ça facilite un peu les choses», rapporte le père.

Aujourd’hui, l’état de santé du petit Billy s’améliore. Des suivis sont effectués régulièrement avec un cardiologue et une chance, car au cours de la dernière année, les médecins ont découvert qu’un médicament visant à guérir son problème cardiaque avait provoqué l’apparition d’une membrane près des ventricules du cœur. «Cette membrane musculaire pourrait causer de l’obstruction et le ventricule droit pourrait s’atrophier, ce qui viendrait nuire au bon fonctionnement du cœur. Ça créerait une pression sur le cœur et le sang aurait de la difficulté à circuler correctement. Les médecins suivent la situation de près. Si ça ne se stabilise pas, notre petit bonhomme devra se faire opérer», formule M. Désautels-Leclerc.

La famille louisevilloise n’est d’ailleurs pas au bout de ses peines, car leur enfant devra subir une autre chirurgie pour une malformation au pénis et le déplacement d’un testicule dans les prochains mois. «Notre plus grand souhait pour 2020, c’est de poursuivre notre vie de famille dans le positif», confie Julie Pombert, atterrée par l’accumulation de mauvaises nouvelles.

Défi têtes rasées

Le 30 mai prochain, Julie et Yannick participeront au Défi têtes rasées de Leucan au Centre commercial Les Rivières de Trois-Rivières afin de supporter les enfants malades. Une façon pour eux de reconnaître la qualité des soins de santé reçus jusqu’à maintenant et d’aider à leur tour les enfants de la région qui en ont bien besoin. «Notre enfant n’est peut-être pas atteint d’un cancer, mais nous avons quand même vu la maladie de près. Nous sommes sensibles à ça et on a décidé de se lancer ce défi-là après avoir vu une publicité à la télévision. On comprend ce que les parents vivent et on pense aux enfants. C’est une cause importante et qui est très significative avec le rasage des cheveux», souligne Julie Pombert.

Le couple a récemment lancé une collecte de fonds. Des contenants bien identifiés ont été ajoutés dans une dizaine de commerces de Louiseville pour recueillir des dons. Il est également possible de soutenir leur initiative en ligne sur http://www.webleucan.com/Equipejulyann1416. Du porte-à-porte est également prévu jusqu’à la fin du mois.

L’objectif financier de l’équipe est fixé à 1 000 $. La collecte prend fin le 25 mai prochain.

Suivez Pier-Olivier Gagnon sur Twitter: @POGagnon

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