Une deuxième rentrée scolaire réussie

Une deuxième rentrée scolaire réussie
Isabelle Nicol, directrice de l'École primaire de Louiseville. (Photo : Pier-Olivier Gagnon)

ÉDUCATION. Des milliers d’élèves du primaire ont repris le chemin de l’école dans un contexte particulier de pandémie, le 11 mai dernier. Cette rentrée scolaire que plusieurs appréhendaient s’est plutôt bien déroulée dans la région.

Confinés à la maison depuis près de huit semaines, les écoliers ont constaté d’importants changements et sont contraints de respecter de nouvelles consignes sanitaires.

Pastilles colorées sur le sol, lavage des mains, distanciation physique, dîner en classe, gymnase, bibliothèque et modules de jeux inaccessibles, réaménagement des locaux, mesures de désinfection accrues, réduction du nombre d’élèves par classe, professeurs vêtus d’équipements de protection bref, les écoles ont changé!

À l’école primaire de Louiseville, 40% des élèves étaient de retour en classe pour la première semaine, soit 176 élèves sur les 437. Ce nombre est toutefois appelé à changer puisque les parents ayant choisi de garder leurs enfants à la maison pourront toujours changer d’idée, à condition qu’ils préviennent l’école une semaine à l’avance.

D’ailleurs, la superficie des locaux de l’établissement ne permet pas d’avoir le ratio de 15 élèves par classe, tel que l’a demandé le ministère de l’Éducation. Pour respecter les deux mètres de distance entre les élèves, chaque classe accueille 10 ou 12 élèves. En cas de débordement, la direction assure qu’elle a déjà l’autorisation d’utiliser le pavillon Panneton pour répondre à ses besoins.

Mission accomplie!

La direction de l’école estime que son personnel a relevé avec brio le défi organisationnel qui découlait des nouvelles directives gouvernementales. «Dans la semaine précédant le retour à l’école, les profs avaient des tâches très précises à faire chaque jour. On avait un horaire et on a fait plusieurs rencontres virtuelles. On a reconstruit une école de A à Z. C’est là que le travail d’équipe prend tout son sens. Déjà, on avait une belle pratique avec notre service de garde d’urgence qui opérait depuis le 16 mars. On recevait les enfants des parents qui travaillaient dans les services essentiels. On était déjà habitué au niveau de la désinfection et de la distanciation», souligne Isabelle Nicol, directrice de l’école.

Pour assurer le succès de ce retour en classe, l’école primaire de Louiseville avait diffusé, quelques jours avant sur sa page Facebook, des capsules vidéo afin de préparer ses élèves aux changements qui les attendaient. Ainsi, cette façon de faire a contribué au bilan positif que dresse la direction sur cette première semaine.

«Notre personnel était prêt. Tout s’est bien déroulé. Les élèves sont très bons et ils respectent les consignes. Ils sont heureux de revenir. On a vu de beaux sourires. On s’est assuré de bien les accueillir et on les a rapidement rassurés. On fait preuve de créativité et d’imagination autant dans les classes que lors de la récréation», rapporte Mme Nicol.

Personnel enseignant

Cette réouverture des écoles a semé l’inquiétude chez certains membres du personnel scolaire qui craignaient d’être infectés par le coronavirus.

À ce chapitre, l’école primaire de Louiseville s’en tire plutôt bien. «Nous avons neuf personnes absentes sur 72 membres du personnel. Ces absences sont en lien avec les nouvelles restrictions, soit une grossesse, un problème de santé ou l’âge. Ces personnes font du télétravail et elles effectuent des suivis avec les élèves à la maison», révèle-t-elle.

Pour éviter les risques de contamination et qu’une éclosion ne survienne à l’intérieur de l’école si jamais un enfant présente des symptômes, un protocole clair a été élaboré, assure Isabelle Nicol.

«Un local spécifique a été désigné et du personnel a été nommé pour prendre en charge un élève qui présenterait des symptômes ou qui ne se sentirait pas bien. Les enseignants doivent revêtir une blouse et ils doivent porter des gants, un masque et une visière. On évalue et on mesure la condition de l’enfant, car c’est possible qu’un élève tousse dans une journée. On ne veut pas retourner les élèves à la maison inutilement. On est sensible à ce fait là. Par contre, si la situation l’exige, l’enfant est isolé, on lui met un masque et les parents sont rapidement avisés pour venir le chercher. La santé publique prend ensuite le relais si nécessaire.»

En classe

D’ici la fin de l’année scolaire, les enseignants prévoient revoir certaines notions acquises avec leurs élèves et s’attarderont au savoir essentiel par cycle. «Il y a de la consolidation des acquis, mais il y aura aussi quelques nouveaux apprentissages quand même pour certains éléments qui n’avaient pas pu être vus avant le mois de mars. Pour les élèves qui sont demeurés à la maison, nos enseignants font des suivis avec eux à distance. Ils auront tous les outils nécessaires pour bien cheminer et avancer dans leurs travaux.», conclut la directrice.

 

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