Une dépanneuse unique en son genre

Une dépanneuse unique en son genre
Roch Mirandette, employé responsable du projet et Sylvain Ferron, propriétaire de Remorquage et Transport Ferron (Photo : Pier-Olivier Gagnon)

INNOVATION. Remorquage et Transport Ferron a fait preuve de créativité et d’ingéniosité dans la réalisation d’un nouveau projet, lequel fait déjà l’envie de bien d’autres compagnies oeuvrant dans le même domaine.

Après un an de travail et de conception, l’entreprise louisevilloise a récemment mis en service une dépanneuse sur chenilles fabriquée sur mesure par l’un de ses employés.

Cette unité spécialisée, idéale pour des interventions dans les milieux isolés, s’ajoute à une flotte de véhicules déjà bien garnie qui permet de répondre une multitude de besoins en matière de dépannage, remorquage ou de transport routier.

«Il n’y a rien comme ça à travers le pays»

– Sylvain Ferron

Ce projet a débuté en mars 2019 avec la parution d’une annonce rapportant la vente d’un mini-véhicule de type Mazda Scrum de l’année 1991. «J’ai vu ça sur Facebook et c’est un de mes chums qui a mis ça à vendre. Lui, il s’en servait pour aller chercher son bois. Quand j’ai vu ça, je me suis dit qu’il y avait quelque chose d’intéressant à faire avec ce véhicule-là. J’avais dans la tête l’idée de le transformer pour en faire une dépanneuse spécialisée. Je l’ai finalement acheté et j’en ai pas parlé à personne», raconte Sylvain Ferron, propriétaire de l’entreprise.

Ce dernier a confié le mandat à un de ses hommes de démonter le véhicule pour en faire une version miniature d’une autre dépanneuse que l’entreprise avait acquise en 2016. «C’est un projet qu’on a fait à temps perdu et pour s’amuser avant tout. D’un autre côté, on avait souvent des appels pour des véhicules enlisés dans les sentiers de motoneige en raison des mauvaises indications fournies par les GPS. On n’avait rien pour aller les chercher et il fallait louer des équipements pour faire le travail. C’était compliqué. Maintenant, avec une chenillette, c’est possible de se rendre aux endroits où on ne peut aller avec des véhicules conventionnels», mentionne-t-il.

M. Ferron ne s’attend pas à rentabiliser cet investissement de sitôt et ce n’est avec cet objectif en tête qu’il a décidé de réaliser son projet. «C’est vraiment une bébelle. Je ne peux pas gagner ma vie avec ça, c’est officiel! C’est juste un plus pour notre entreprise. Je suis fier du travail de Roch (l’employé). Je n’ai pas de mérite. Il a travaillé fort et il a porté une attention particulière aux moindres détails. Je suis bien fier du résultat», admet-il.

Cette nouvelle dépanneuse sur chenilles est munie d’un treuil avant, d’un treuil arrière de 9000 lbs, d’un système de levage et d’ancrage. Des coffres pouvant accueillir les équipements utiles pour le remorquage ou le déplacement d’un véhicule ont aussi été aménagés de chaque côté.

«Beaucoup d’heures de travail ont été passées là-dessus. Le châssis du véhicule a été doublé pour le renforcer, car il n’est pas conçu pour ça initialement. Mon employé a tout fait l’arrière du véhicule en prenant en considération les notions de répartition du poids pour avoir la meilleure efficacité possible et éviter des bris. Il avait complètement le feu vert. La transformation du véhicule a entièrement été faite dans notre garage», révèle Sylvain Ferron, en précisant avoir mis à contribution plusieurs entreprises locales à différentes étapes du projet, notamment pour le pliage des pièces de métal et la peinture.

Intérêt marqué pour le véhicule

Remorquage et Transport Ferron a diffusé les images de sa plus récente acquisition sur les réseaux sociaux au début du mois. Ce qui surprend le plus le propriétaire, c’est que la publication mise en ligne sur la page Facebook de l’entreprise a entraîné plus de 740 partages et près de 300 commentaires. L’intérêt envers cette dépanneuse est si grand qu’une dame de Yellowknife a déjà communiqué avec M. Ferron pour en faire l’acquisition, mais celui-ci ne compte pas s’en départir. «C’est incroyable! Je voulais faire de quoi de bien et j’estime qu’on a réussi le défi. Il n’y a rien comme ça à travers le pays. Je ne pensais pas que ça ferait jaser autant. C’est un bon coup de publicité pour nous. On compte bien se servir du véhicule dans les événements et expositions», conclut Sylvain Ferron.

Remorquage et Transport Ferron a déjà mis à l’essai son nouvel engin et celui-ci a relevé avec brio la tâche à accomplir.

 

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