Un fou de Bassan sauvé à Louiseville

Par Boris Chassagne | Initiative de journalisme local
Un fou de Bassan sauvé à Louiseville
La Fondation du Centre de réhabilitation de la faune Cécropia de Maskinongé vient de sauver d’une mort certaine un fou de Bassan qui s’était égaré à Louiseville! (Photo : courtoisie)

La Fondation du Centre de réhabilitation de la faune Cécropia de Maskinongé vient de sauver d’une mort certaine un fou de Bassan qui s’était égaré à Louiseville!

Et ce sont les ambulanciers qui lui ont donné les premiers soins répondant à un appel concernant un oiseau inhabituel devant l’église de Louiseville, raconte Maxime Descôteaux, fondateur du Centre de réhabilitation de la Faune dépêché sur les lieux, après l’appel des ambulanciers.

«À notre arrivée, le fou de Bassan était déjà capturé. On savait par sa taille que ce n’était pas un oiseau de la région. Il n’avait pas mangé depuis très longtemps, il était affamé et déshydraté. Il était très faible quand on l’a ramassé. On lui a fait un examen de base» précise-t-il.

La Fondation du Centre de réhabilitation de la faune Cécropia de Maskinongé vient de sauver d’une mort certaine un fou de Bassan qui s’était égaré à Louiseville!

«On sait que les juvéniles vont parfois remonter le fleuve au lieu de le descendre vers le sud. On les retrouve normalement vers Québec», précise affirme M. Descôteaux. L’oiseau a été transféré et accompagné par un bénévole du Refuge, au Centre de conservation des oiseaux sauvages Le Nichoir, à Hudson en périphérie de Montréal. Il y reçoit les soins de spécialistes des oiseaux marins.

«On n’aurait pas fait le déplacement si on n’avait pas envisagé une chance de survie pour l’animal. Il a commencé à se nourrir et reçoit les médicaments qu’il lui faut. Il a eu un traitement de réhydratation et d’alimentation par gavage.»

Le fou de Bassan se nourrit normalement rapporte Maxime Descôteaux, un autodidacte en protection de la faune et qui a acquis une connaissance de près de 300 espèces. «On a l’habitude des oiseaux. Dans le fleuve et le lac Saint-Pierre, c’est difficile pour un fou de Bassan de chasser. Les poissons ne nagent pas en banc». L’oiseau, qui n’a que quelques mois, atteint déjà une hauteur de deux pieds et pèse plusieurs kilos.

«Les oiseaux atteignent leur taille adulte assez rapidement», nous dit Maxime qui avait pu les contempler à l’île Bonaventure, leur aire de nidification.

«La nature est en déroute, affirme M. Descôteaux. On a des orignaux en milieu urbain, des ours plus qu’avant, il y a un problème dans le GPS des animaux.»

Le fou de Bassan passera probablement tout l’hiver à Hudson jusqu’à ce qu’il soit reconduit en Gaspésie au printemps ou à l’été prochain. «Il est encore sous observation et va être mis en bassin. Il avait perdu l’imperméabilité de ses plumes dû au fait que ça faisait longtemps qu’il n’avait pas été dans l’eau», nous apprend M. Descôteaux. «Les oiseaux se nourrissent difficilement en captivité. L’oiseau doit décider de faire le combat avec nous. On a commencé avec des poissons morts là-bas. J’ai des nouvelles chaque jour. Ça va quand même bien. Les juvéniles s’adaptent mieux à ces conditions», termine Maxime Descôteaux de la Fondation du Centre de réhabilitation de la faune Cécropia.

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