Un conteneur transformé en cantine à Saint-Étienne-des-Grès

SAINT-ÉTIENNE-DES-GRÈS.  La cour arrière du Marché Bournival sera bientôt transformée en lieu de rassemblement, alors que naitra La Cantine du Marché, projet que caresse Cédric Bournival depuis maintenant plus d’un an. Sa particularité? Elle sera entièrement aménagée dans un conteneur!

“Je veux dynamiser le village et créer un point de rassemblement, que ce soit un lieu central au village, explique Cédric Bournival. On a aussi l’avantage de voir passer beaucoup de motos et de vélos.”

Afin de créer son environnement convivial, une grande terrasse aménagée et des spectacles estivaux viendront agrémenter l’ambiance. Cantine avec menu familial, crème glacée, bacs à fleurs, arbres décorés de lumières, musique d’ambiance : c’est l’image que M. Bournival a en tête lorsqu’il parle de son projet. “Ce qu’on veut, c’est un menu qui est simple, ultra abordable, accessible. Poutine, smash burger, hot-dog. Pour la crème glacée, on se garde une petite surprise, on ne s’en va pas nécessairement dans quelque chose de conventionnel!”, dit-il.

Il estime que son offre sera complémentaire et ne viendra pas nuire aux autres commerces et casse-croûtes du coin; bien au contraire! “Le monde attire le monde!, lance l’entrepreneur. Quelqu’un va trouver son compte ici, au café, à la boucherie, au dépanneur, explique-t-il, ayant à cœur la vitalité de son village natal. Plus il y a de monde, mieux c’est pour tout le monde!”

Pour sa première saison, Cédric Bournival espère ouvrir La Cantine du Marché début juin. Pour les prochaines années, la saison devrait s’étendre de mai à septembre.

Transformer un conteneur en casse-croûte

Une des particularités de la Cantine du Marché, c’est qu’elle est entièrement aménagée dans un conteneur. Beaucoup plus économique que de construire un bâtiment entier, le conteneur peut également facilement accueillir une terrasse sur son toit.

(Photo Stéphanie Paradis)

“On s’intéresse à ce qui se fait en Europe. Ils sont avant-gardistes et utilisent les conteneurs pour des chalets, des mini-maisons, dans les festivals, mais on en voit de plus en plus au Québec!, révèle Cédric Bournival qui avoue aimer l’esthétique engendrée par son choix. “On voulait se démarquer, sortir de l’ordinaire un peu!”

Un aménagement complet était toutefois nécessaire. “C’est beaucoup de travail à l’intérieur. Il faut faire passer l’électricité, le gaz, l’eau, puis tout construire en-dedans : les murs, les plafonds, énumère-t-il. Ce sont les mêmes proportions, mais on n’a pas de charpente à construire.”

Cédric Bournival ne lâche pas la patate (frite)!

Si le projet a aujourd’hui le vent dans les voiles, son parcours n’a toutefois pas été de tout repos. Cédric Bournival explique avoir dû composer avec plusieurs réglementations municipales entourant notamment l’utilisation de conteneurs et les usages temporaires de restauration. Les démarches administratives se sont ainsi étalées sur plusieurs mois avant qu’il puisse finalement obtenir les autorisations nécessaires pour aller de l’avant.

L’entrepreneur dit avoir rapidement réalisé que son concept sortait des cadres habituels prévus par la réglementation municipale actuelle. “Ça a été un long processus”, résume-t-il, mentionnant avoir dû passer par différentes demandes et procédures afin de faire cheminer le projet.

Afin d’appuyer sa démarche, il s’est tourné vers d’autres entrepreneurs de la région ayant développé des projets similaires, notamment à Saint-Mathieu-du-Parc. Ces échanges lui ont permis de constater que plusieurs municipalités choisissent désormais d’accompagner ce type d’initiatives afin de dynamiser leur cœur villageois.

Malgré les délais et les démarches supplémentaires, Cédric Bournival affirme avoir toujours gardé le même objectif, soit de contribuer au développement de Saint-Étienne-des-Grès. “C’est par amour pour Saint-Étienne”, insiste celui qui habite la municipalité depuis plus de 35 ans.

Cédric Bournival. (Photo Stéphanie Paradis)

Son expérience en restauration devrait aussi lui permettre d’aborder ce nouveau projet avec confiance. Propriétaire depuis maintenant près de six ans d’un restaurant à Trois-Rivières, il estime avoir acquis plusieurs connaissances utiles, autant en gestion de personnel qu’en gestion des inventaires et des coûts d’opération.

“Avant, c’était des choses auxquelles je ne pensais pas nécessairement. Aujourd’hui, on comprend mieux comment limiter les pertes, gérer les employés et structurer les opérations”, explique-t-il.

Cette expérience lui permettra aussi de s’entourer d’une équipe déjà familière avec le domaine de la restauration. Plusieurs jeunes travailleurs auraient d’ailleurs déjà manifesté leur intérêt pour se joindre au projet de La Cantine du Marché.