TES Canada : le PQ relève « l’inconsistance » de Christine Fréchette
TROIS-RIVIÈRES. Pascal Paradis, porte-parole du Parti québécois en matière d’énergie, était de passage à Trois-Rivières pour commenter les récents propos de la première ministre Christine Fréchette dans le dossier TES Canada. Le député de Jean-Talon était accompagné des quatre candidats du Parti québécois de la Mauricie, dont l’équipe a été officiellement complétée hier par l’annonce de Jean Pellerin à Trois-Rivières.
Par ÉMILE HÉROUX / eheroux@icimedias.ca
« Je suis bien consciente, et les candidats également le sont, de l’importance qu’a cet enjeu-là. Je sais que c’est une préoccupation. On a fait des rencontres au cours des derniers mois avec Sonia LeBel pour rencontrer des élus municipaux, des préfets, des dirigeants d’organisations », exprimait Christine Fréchette lundi dernier, lors de l’annonce des candidats de la CAQ en Mauricie.
« Ce que je constate, c’est que pour l’instant, l’acceptabilité sociale, elle n’est pas au rendez-vous. Je pense qu’il y a une démonstration à faire par l’entreprise que l’acceptabilité sociale sera là, et pour l’instant, je n’ai pas quelque chose qui m’a convaincue de la présence de ça. Prochainement, le BAPE se penchera notamment sur cette question d’acceptabilité sociale. Donc, on va surveiller avec grande attention les conclusions. »
Devant les médias invités mercredi, Pascal Paradis relève « l’inconsistance » de la première ministre en critiquant son changement de position, entre des propos tenus alors qu’elle était ministre de l’Énergie et sa récente allocution.
« Je lui ai posé plusieurs fois la question de l’acceptabilité sociale. Et jusqu’à tout récemment, elle était une alliée indéfectible du projet. Elle a qualifié ce projet-là, en réponse à mes questions à l’Assemblée nationale, d’excellent projet », relate-t-il.
« Depuis des années, elle maintient une position qui est de défendre bec et ongle ce projet-là. Et là, soudainement, à l’approche des élections, parce qu’elle se présente dans Trois-Rivières, elle change d’avis. »
En plus d’avoir consulté les études, il affirme avoir été sur le terrain pour discuter avec l’entreprise, les élus concernés ainsi que les parties prenantes, opposants comme défenseurs du projet. Un effort qui « ne s’est pas vu du côté de la CAQ » selon le péquiste.
« On a déterminé, après avoir été à l’écoute des gens des MRC de Mékinac et des Chenaux, que le projet n’a pas l’acceptabilité sociale. Nous n’appuyons pas ce projet parce qu’il n’a pas l’acceptabilité sociale et parce que la démonstration de son intérêt économique et énergétique pour le Québec n’a pas été démontrée », a réitéré le porte-parole du Parti québécois en matière d’énergie.
Pascal Paradis a toutefois précisé que le Parti québécois ne s’opposait pas à l’ensemble des projets éoliens ni à la participation du secteur privé. Il a plutôt plaidé en faveur de projets menés dans l’intérêt collectif, auxquels participeraient notamment Hydro-Québec, les municipalités, les MRC, les communautés autochtones et des entreprises privées, citant les projets de l’Alliance de l’énergie de l’Est comme exemple de cette approche.
Au moment d’écrire ces lignes, l’Hebdo Journal n’a obtenu aucune réponse de la part de l’équipe de la première ministre.
Avec les informations de Stéphane Laroche
