«Qui aurait pu prévoir une telle vague» – Francine Gaudet

Par Pierre Bellemare
«Qui aurait pu prévoir une telle vague» – Francine Gaudet
Francine Gaudet a suivi les résultats en compagnie de Denis Simard et d'une trentaine de partisans. <@CP>Photo Pierre Bellemare

Un tsunami orange a déferlé sur Berthier-Maskinongé. Sur le terrain depuis une vingtaine de mois et portant les couleurs du Parti Libéral du Canada, Francine Gaudet a terminé loin derrière la candidate du Nouveau Parti Démocratique. Elle est déçue mais ne prend pas la défaite comme personnelle.

Elle considère avoir mené une bonne campagne, avoir fait ce qu’il fallait faire. «J’ai toujours cru que le travail ça rapporte», a-t-elle dit alors que les résultats donnaient déjà l’avance à la porte-couleurs des troupes de Jack Layton, peu de temps après la fermeture des bureaux de vote. Elle n’est pas fixée sur son avenir politique.

Remise en question

Mme Gaudet considère que le PLC avait la meilleure plate-forme, chiffrée, qui correspondait aux valeurs du Québec et aux attentes des gens.

«Ça n’a pas de bon sens», a-t-elle déclaré, alors que l’effet orange se faisait de plus en plus sentir. Elle s’interroge sur le fait qu’une personne n’ayant jamais mis les pieds dans le comté et qui est unilingue anglophone devienne député de Berthier-Maskinongé. «J’ai de la misère à m’expliquer ça», a-t-elle ajouté.

«Ma grande déception, c’est que, demain matin, on va se réveiller… Un député, dans un comté, c’est important», a-t-elle dit; insistant sur l’importance que le député défende les dossiers de son comté.

«Francine a fait ce qu’elle avait à faire mais la population a suivi la vague NPD. C’est le travail de 20 mois qui est passé à néant», a pour sa part mentionné Denis Simard, directeur des communications de Mme Gaudet.

Michel Périgny, son agent officiel, croit que le PLC a un gros examen de conscience à faire. Il faut revoir les façons de faire. Le parti comptait sur des candidats de haute qualité qui, à son avis, dépassaient leurs adversaires. Il se demande si le PLC sera capable de les conserver.

«Il y a un ménage qui s’en vient au PLC», a-t-il laissé entendre; précisant que Mme Gaudet a déjà été contactée par Denis Coderre.

«C’est un renouveau. Les gens veulent du renouveau. On va l’enregistrer», a-t-il terminé.

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