Pas tout de suite, la tomodensitométrie

Pas tout de suite, la tomodensitométrie
Le Centre de services Avellin-Dalcourt ne sera pas muni d'un tomodensitomètre à court ni à moyen terme.

SANTÉ. Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, était de passage dans la région au cours des derniers jours pour inaugurer une unité satellite d’hémodialyse à La Tuque. Cette annonce cadre dans la vision gouvernementale d’améliorer les services de santé de proximité, mais relance le débat entourant l’ajout d’un tomodensitomètre, mieux connu sous le nom de «scanner»,  au centre hospitalier de Louiseville. Lors de son élection en 2014, le député de Maskinongé, Marc H. Plante, avait affirmé qu’il s’agissait d’une priorité pour lui en matière de santé dans la région et il a réitéré ce message en entrevue avec l’Écho de Maskinongé le 2 février dernier. Les besoins évoluent, la nouvelle structure du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) prend forme et les élections approchent. Maintenant, qu’en est-il de la tomodensitométrie au centre hospitalier de Louiseville? «Le projet n’est pas mort. Par contre, il faut réévaluer les besoins pour l’ensemble de la région. Je serai toujours un ardent défenseur de l’ajout de services à Louiseville sauf que présentement, je pense qu’on a fait de très bonnes choses au niveau de la santé sur le territoire. Les patients ont présentement un bon service. Pour le  «scanner», c’est un projet qui est retardé et qui demeure dans l’air. Ce qu’on fait actuellement au gouvernement, et c’est aussi ma priorité, c’est vraiment de maximiser les services de première ligne et on va continuer de le faire», commente le député de Maskinongé. Marc H. Plante rappelle qu’au cours des derniers mois, le ministère de la Santé a confirmé la pérennité des points de service de Saint-Paulin et Saint-Alexis-des-Monts. De plus, M. Plante fait valoir que le centre hospitalier mise sur des services essentiels qui demeurent dans la région, dont l’urgence, le service de physiothérapie et la création du pôle d’expertise en endoscopie digestive pour le dépistage du cancer colorectal, par exemple. Le député souhaite également mentionner à la population que la durée moyenne d’un séjour sur civière à Louiseville a diminué de 43% depuis 2014, soit de 15,8 heures en 2014 à 9 heures en 2017. Il estime également que les gens de la région ont un meilleur accès à un médecin de famille. Il s’appuie sur le fait que l’an dernier, 84% des citoyens de la MRC de Maskinongé avaient un médecin de famille alors qu’aujourd’hui, 89,1% de la population en aurait un. À ce chapitre, la liste d’attente aurait diminué de 1700 personnes à 517 personnes depuis un an. Au total, 15 médecins de famille étaient présents sur le territoire en 2015 et en 2017, on en dénombre 20. Quatre autres devraient s’ajouter à l’été 2018. Fondation santé MRC Maskinongé Interrogée sur le dossier de la tomodensitométrie, la directrice générale de la Fondation Santé MRC Maskinongé, Caroline Hubert, affirme que la Fondation n’a pas reçu de demande d’implication ou de partenariat pour l’implantation de ce nouvel appareil et que si tel avait été le cas, la fondation aurait été heureuse de participer à ce projet. Pour sa part, le député confirme que le réel défi n’est pas d’acquérir l’appareil. «Ce sont plutôt les coûts de fonctionnement de l’appareil à plus long terme qu’on doit prendre en considération et la disponibilité des médecins spécialistes qui utilisent l’équipement. C’est pour ça que le CIUSSS a décidé d’avoir des pôles d’expertise dans certains domaines de la santé à différents endroits. Le fonctionnement actuel va bien et même si la nouvelle vision de l’organisation avait été reçue un peu plus froidement par les gens, on constate que ça va bien. Les gens ont un meilleur service dans de meilleurs délais et les équipes sont plus performantes», conclut Marc H. Plante.

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