«On a besoin d’un coup de main financier du gouvernement» – Donald J Desrochers, président de Tourisme Mauricie

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Par Jonathan Cossette
«On a besoin d’un coup de main financier du gouvernement» – Donald J Desrochers, président de Tourisme Mauricie
(Photo : Pier-Olivier Gagnon)

La ministre du Tourisme, Caroline Proulx, annonçait la semaine dernière la première phase du calendrier de déconfinement concernant l’industrie touristique québécoise. De son côté, l’industrie attend avec impatience les deux prochaines étapes évoquées par la ministre, soit le calendrier pour la deuxième phase de déconfinement et le plan de soutien financier à l’industrie.

«On a besoin d’un coup de main financier du gouvernement. On a besoin de soutien aux frais fixes et d’un prolongement à la subvention salariale», rappelle Donald J Desrochers, président de Tourisme Mauricie et président-directeur général de la chaîne hôtelière Hôtels Marineau. «Qu’il y ait beaucoup ou peu de clients, on doit garder les lumières allumées, payer nos taxes et continuer de couvrir nos autres frais fixes. Ça fait des moins que l’on pellette nos factures par avant. Notre demande est sensée, étudiée et ça se fait ailleurs. On veut juste de l’aide.»

«On est bien prêt à participer activement à la relance de l’économie dès cet été, mais pour assurer les emplois et s’adapter pour recevoir les clients en respectant la distanciation sociale, ça va prendre des sous. Lors de la crise économique de 2008, l’industrie touristique a pris quatre ans à se relever. L’industrie ne pourra pas encore emprunter pendant quatre ans. On a besoin d’aide, et on ne veut pas des chèques en blanc. On veut le partage des risques.»

La ministre Proulx a également mentionné que les Québécois pouvaient dès maintenant commencer à planifier et prendre leurs vacances au Québec.

«63% des hôtels sont fermés et on est rendu à choisir entre la poule ou l’œuf. On ouvre, mais nos dépenses augmentent et on n’a pas beaucoup de clients, ou c’est plus avantageux de rester fermé? 85% des entreprises touristiques sont de petites PME, et non des multinationales. Ce serait triste de voir des villages touristiques disparaitre et des faillites de masse», ajoute M. Desrochers.

«On le sent sur le terrain dans toutes les régions, les Québécois ont hâte de se déconfiner», ajoute pour sa part Stéphane Boileau, directeur général de Tourisme Mauricie. «Le diable sera toutefois dans les détails afin que la population comprenne bien les balises de déplacement, d’hébergement, de divertissement, de restauration et de loisirs. Nous continuons de travailler, tant avec les forces vives de notre région et de notre industrie, qu’avec le gouvernement pour trouver l’équilibre entre santé publique et survie économique, mais connaître le reste du calendrier de déconfinement nous aidera à prévenir plutôt que guérir.»

C’est dans cet esprit que Tourisme Mauricie interpelle aujourd’hui le ministre responsable de la région de Mauricie, Jean Boulet, la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, et la ministre déléguée au Développement économique régional, Marie-Ève Proulx, afin de les inciter à encourager le François Legault à venir en aide à l’industrie touristique. Cette industrie, rappelons-le, représente 400 000 emplois non-délocalisables, dans toutes les régions du Québec.

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