Ne vole pas qui veut au Baluchon

Par superadmin

La gérante de l’Auberge le Baluchon, Lyne Béland, a été honorée par la Sûreté du Québec, mercredi dernier, pour son intervention précieuse qui a conduit à l’arrestation d’un cambrioleur et de son complice dans la nuit du 16 au 17 décembre 2012.

C’était soir de fête le 16 décembre à Saint-Paulin. Les employés de l’auberge s’étaient réunis pour le party des employés.

La soirée était avancée quand le gardien de sécurité de l’auberge a aperçu un jeune homme rôder dans une pièce où se trouvait le coffre-fort. Déjoué et surpris par le cerbère, le suspect n’a eu d’autre choix que de prendre les jambes à son cou. Le gardien a tôt fait d’aviser le poste de la Sûreté du Québec (SQ), ainsi que la gérante, Lyne Béland.

Piégé par la neige

Poussée par la curiosité et l’adrénaline, Mme Béland a décidé de mener sa propre enquête, avant l’arrivée des policiers. À l’extérieur du bâtiment, des traces dans la neige trahissaient le parcours du rôdeur. Il avait pris la direction du boisé.

«Je savais que le seul sentier qui menait à une sortie possible débouchait sur la rue. Donc, je m’en suis allée à la sortie de la forêt, là où je m’attendais qu’il sorte», explique Mme Béland.

Sa prédiction s’est avérée juste. Quelques instants après s’être rendue avec sa voiture à l’endroit prévu, elle a aperçu une autre automobile. Il s’agissait vraisemblablement d’un complice, puisque le suspect est sorti du bois, avant de s’engouffrer dans ce véhicule.

S’efforçant de rester dissimulée, Lyne Béland a pris en note la marque, la couleur de la voiture et la direction vers laquelle se dirigeaient les suspects, avant de faire un nouvel appel aux policiers.

Grâce à ses indications, des patrouilleurs du poste de Saint-Boniface ont été en mesure de retrouver rapidement les malfaiteurs et de procéder à leurs arrestations.

«Sa curiosité l’a menée plus loin que la norme. Quelqu’un de «normal» nous aurait appelés et aurait attendu la police. Mais elle en a fait beaucoup plus que le client en demande comme on dit. On serait peut-être encore sous enquête dans ce dossier-là si ce n’était pas de son intervention. C’est pour ça qu’on lui remet un certificat», souligne le capitaine Michel Dauphinais, directeur du poste de la SQ de la MRC de Maskinongé.

Mentionnons que le même cambrioleur, un ancien employé de l’auberge, aurait soulagé ses ex-employeurs d’environ 10 000$, en novembre 2012, en utilisant une tactique similaire.

«Ça boucle la boucle. Je suis contente, parce que maintenant, je sais que ça ne se reproduira plus», conclut Mme Béland.

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