Maski Récolte a sauvé et redistribué plus de huit tonnes de fruits et de légumes en 2019

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Par Marie-Ève Veillette
Maski Récolte a sauvé et redistribué plus de huit tonnes de fruits et de légumes en 2019
Laurence Bédard, chargée de projet pour Maski Récolte, et Suzie Paquin, agente de développement chez Maski en forme. (Photo : Marie-Eve Veillette)

SAINT-ÉTIENNE-DES-GRÈS. L’an 2 du projet Maski Récolte piloté par Maski en forme s’est avéré un succès «épatant», pour reprendre les mots de l’agente de développement de Maski en forme, Suzie Paquin.

Du début juillet jusqu’au début novembre, ce sont 8263 kg de fruits et de légumes qui ont été récupérés chez 11 producteurs maraîchers et 5 propriétaires privés de la MRC de Maskinongé. Au moment du dévoilement des résultats, il restait encore une récolte de topinambours à faire. À titre comparatif, lors de la première édition, on parlait d’une récolte totale de 1396 kg.

«Ce sont plus de huit tonnes de maïs, poivrons, patates, tomates, fraises, pommettes et autres produits cultivés ici qui ont été transformés et mangés par des gens d’ici», fait remarquer Laurence Bédard, chargée de projet pour Maski Récolte. «C’est l’équivalent, en terme de poids, à quinze orignaux de taille moyenne!»

Cette année, 284 bénévoles de tous âges ont participé aux 37 activités de récolte. Ils sont repartis avec le tiers de chaque récolte effectuée. Un autre tiers était distribué à des organismes et institutions de la région (32 en tout) et le dernier tiers revenait au producteur, qui choisissait de le conserver ou de le mettre à la disposition de Maski Récolte.

En plus des activités de cueillette, 23 dons de légumes déjà récoltés ont été faits. Ils ont été entièrement remis aux organismes et institutions bénéficiaires. À leur tour, ils en ont fait profiter de nombreuses familles et personnes par le biais de leurs propres initiatives, que ce soit les projets culinaires dans les écoles, les cuisines collectives des différentes Maisons des Jeunes, l’ajout de légumes et de fruits frais dans les paniers alimentaires remis aux familles dans le besoin et les vélos-smoothies dans le cadre de camps de jour ou de fêtes municipales.

«Le glanage est pratiqué ailleurs dans la province. On n’a pas mis l’idée au monde, rappelle Suzie Paquin. Par contre, on l’a développée selon nos besoins et on lui a donné une couleur locale. Je pense que c’est ça qui explique le succès de Maski Récolte.»

Faire des petits

Bien que le retour de Maski Récolte pour une troisième année n’ait pas encore été confirmé, beaucoup d’indices le laisse entrevoir. Suzie Paquin a fait savoir que des partenaires s’étaient montrés intéressés à pérenniser le projet et que beaucoup de négociations étaient en cours. «On travaille un projet triennal», confie-t-elle.

Le projet pourrait aussi faire des petits en Mauricie, et même de l’autre côté du fleuve St-Laurent. «On est en train de le régionaliser, mentionne Mme Paquin, précisant du même souffle que la cellule locale de « Maski Récolte » demeurera tout de même en place. «Elle va rester et continuer à prendre de l’expansion. Mais d’autres MRC veulent voir comment on a mis sur pied notre projet.»

Elle tait cependant le nom des MRC en question, pour éviter de décevoir les attentes advenant que leur projet respectif ne se concrétisait pas.

 

En chiffres

Maski Récolte

An 1                                                             An 2

1396 kg                                                                         8263 kg de fruits et légumes récupérés

48 bénévoles cueilleurs                                        11 producteurs participants

9 organismes                                                              5 citoyens donateurs

9 cueillettes                                                                284 bénévoles cueilleurs

19 semaines de saison

37 cueillettes

23 dons de fruits et de légumes

32 organismes et institutions bénéficiaires

 

 

 

 

 

 

 

 

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