«Les lois doivent être resserrées»- Yvon Deshaies

Par superadmin
«Les lois doivent être resserrées»- Yvon Deshaies
Le maire de Louiseville Yvon Deshaies.

LOUISEVILLE.  Pendant que des milliers de migrants illégaux sont pris en charge par les agents de la Gendarmerie royale du Canada après avoir passé les frontières à Saint-Bernard-de-Lacolle, certaines villes du Québec accueillent et hébergent ces réfugiés.

À Louiseville, le maire Yvon Deshaies n’a pas l’intention d’ouvrir les bras à des gens qui entrent illégalement au pays à moins d’avoir l’aide du fédéral. Il promet que si Louiseville doit un jour accueillir des réfugiés, son administration municipale ne consentira pas «cinq cents» pour eux. «S’il faut s’occuper d’eux et s’il faut les nourrir, ça ne me dérange pas, mais à une condition: que le fédéral s’en occupe et qu’il accorde le financement pour. Présentement, il y a une grosse problématique et le Canada ne semblait pas prêt. Ça n’a pas de sens que ces gens-là soient entrés chez nous si facilement», déplore M. Deshaies.

«Je comprends ce que les gens vivent. Par contre, il y a une façon d’entrer au pays. Ils arrivent aux douanes et se font virer de bord immédiatement. Là, ils entrent par un «chemin de vaches» et c’est correct. Le gouvernement ne dit pas un mot. On arrive là avec des autobus, on les nourrit et on les héberge. La frontière, c’est une passoire présentement! Il me semble qu’il y a une façon d’entrer au pays. Quel message on envoie au monde ?», se questionne le maire de Louiseville.

Le maire de Louiseville croit que le président des États-Unis, Donald Trump est en partie responsable de cet afflux massif de migrants. «M. Trump a dit que ceux qui ont un visa temporaire de travail pourraient être retournés chez eux. C’est sûr que ç’a énervé des gens. Ils ont donc décidé de s’en venir chez nous.»

Récemment, Yvon Deshaies a été surpris d’entendre certains adolescents discuter de ce sujet sur la place publique en sa présence.

«Ils ont vu ça dans les médias. Ils m’ont dit « Monsieur le maire, ça entre illégalement au pays donc on peut faire ce qu’on veut ici? » Vous voyez ce que ça peut faire…», observe Deshaies.

Rappelons que depuis le mois de juin, la GRC a intercepté plus de 8000 personnes à la frontière entre le Québec et les États-Unis. De ce nombre, 85% de ces demandeurs d’asile sont entrés illégalement.

Suivez Pier-Olivier Gagnon sur Twitter: @POGagnon

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