Le tourisme équestre comme levier de développement

Le tourisme équestre comme levier de développement
Saint-Édouard-de-Maskinongé souhaite se positionner comme une destination incontournable dans le secteur du tourisme équestre. (Photo : Photo Pier-Olivier Gagnon)

SAINT-ÉDOUARD. La Municipalité de Saint-Édouard-de-Maskinongé mise dorénavant sur le développement et la mise en valeur du sentier transcanadien qui traverse la localité pour attirer de nouveaux touristes et les adeptes de randonnée équestre.

Au Québec, le sentier transcanadien contient plus de 2 200 kilomètres qui relient 12 régions administratives. Une cinquantaine de groupes locaux et régionaux, des passionnés de plein air et de randonnée à cheval, profitent de cette infrastructure récréative.

Au cours des prochains mois, le conseil municipal de Saint-Édouard-de-Maskinongé aimerait remettre en état des sentiers abandonnés et développer un nouveau tronçon de plusieurs kilomètres afin d’offrir la possibilité aux cavaliers de rejoindre la municipalité de Saint-Didace, dans Lanaudière.

«C’est l’un des projets qu’on souhaite mettre de l’avant pour revitaliser notre milieu. C’est un attrait de plus sur lequel on pourrait compter pour faire la promotion de Saint-Édouard. On veut développer le tourisme sous une autre forme. On cherche à se démarquer. Ça fait partie de notre approche de se diversifier», commente le maire Réal Normandin.

De plus, la municipalité examine la possibilité d’aménager une halte équestre destinée aux randonneurs et à leur monture sur un terrain municipal au cœur du village. «On vise une autre clientèle qui vient en campagne pour le repos, le divertissement et le bien-être. Comme municipalité, il faut trouver le moyen de se renouveler. On est dans un environnement propice pour les activités équestres. Les anciens chemins de colonisation permettent de déployer davantage le réseau des sentiers localement. Il faut maintenant trouver le moyen de se raccorder à d’autres municipalités pour que les adeptes puissent profiter pleinement du sentier transcanadien», souligne M. Normandin.

«Ça fait partie de notre approche de se diversifier»

– Réal Normandin

«Ça ne demande pas d’investir des sommes faramineuses. La MRC, la fédération et le club local vont nous donner un coup de main. Il faut travailler ensemble. Ça prend l’accord de la municipalité et la participation de tous», précise-t-il.

Déjà, un tronçon de 35 kilomètres existe et permet de sillonner les municipalités de Saint-Paulin, Sainte-Angèle-de-Prémont, Sainte-Ursule, Saint-Édouard-de-Maskinongé et Saint-Justin. Celui-ci vient s’attacher à un circuit équestre régional de plus de 150 kilomètres qui offre l’opportunité de circuler dans les municipalités situées du côté «est» de la rivière Saint-Maurice.

Enrichir l’offre touristique locale

Ce projet touristique que tente de réaliser Saint-Édouard-de-Maskinongé est accueilli avec beaucoup d’enthousiasme par le club Les Amis des chevaux de Maskinongé. «On apprécie l’ouverture de la municipalité. C’est certain que ça nous donnerait un gros coup de pouce et nos membres seraient heureux d’avoir des sentiers sécuritaires, bien identifiés et bien aménagés. On voit un beau potentiel de développement dans ce projet-là», indique Thérèse Savoie, présidente du club fondé en 1985.

Elle profite de l’occasion pour rappeler que les sorties en sentiers apportent d’importantes retombées économiques dans la région. «Ça a l’air de rien, mais lorsqu’on se promène, on s’arrête à des endroits et on mange. On va dans les restaurants et dans les commerces locaux. Nous avons des gens de l’Estrie, de Québec, de Bécancour, de Sorel, de Mirabel et même du Nouveau-Brunswick qui descendent pour faire des randonnées chez nous. On crée vraiment des liens d’amitié. Ces gens-là sont hébergés dans les campings de la région et consomment dans le secteur. C’est toute une économie qui roule autour du tourisme équestre», signale Mme Savoie.

Cependant, le club rappelle qu’avant de crier victoire, une importante étape reste à franchir pour tous les partenaires impliqués dans le projet porté par la municipalité. «Il faut être prudent, car il faut obtenir les droits de passage. L’autorisation de tous les propriétaires terriens concernés est requise pour permettre l’aménagement des sentiers et en assurer l’accessibilité.»

Par ailleurs, l’association Les Amis des chevaux de Maskinongé célèbrera son 35e anniversaire en 2020 et une panoplie d’activités seront organisées. Le prolongement du sentier transcanadien arriverait donc à un moment opportun, s’il se réalise l’an prochain.

Suivez Pier-Olivier Gagnon sur Twitter: @POGagnon

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