La Vroum Vrac, épicerie nomade et mobile

Par Boris Chassagne | Initiative de journalisme local
La Vroum Vrac, épicerie nomade et mobile
Amélie Poirier-Aubry, fondatrice du Vroum Vrac (Photo : courtoisie)

AFFAIRES. Le camion de l’épicerie mobile Vroum Vrac sillonnera dès cet été quatre municipalités de la MRC de Maskinongé. Dans son baluchon tracté, des aliments secs et de nombreux produits locaux.

Cette entreprise en démarrage, fondée par Amélie Poirier-Aubry, est en pleine campagne de sociofinancement via la plateforme La Ruche. L’objectif étant d’amasser près de 12 000$. Ils doivent servir à convertir le camion Vroum Vrac, acquis des mains de la Boulangerie Baril de Sainte-Ursule, en une épicerie mobile. Ce montant servira aussi à acquérir l’inventaire de départ de l’entreprise. La campagne de financement lancée le 5 avril se poursuit jusqu’à la fin mai.

Mme Poirier-Aubry n’attendra pas cette date pour lancer la conversion de son camion Vroum Vrac. L’épicerie mobile Vroum Vrac doit prendre la route en juin à raison de trois jours semaine, soit les jeudi, vendredi et samedi. Le camion doit s’arrêter à Saint-Élie-de-Caxton, Saint-Mathieu-du-Parc, Charette et Saint-Barnabé, «où l’offre alimentaire biologique et en vrac est inexistante», selon Mme Poirier-Aubry.

Amélie Poirier-Aubry a imaginé ce projet après avoir quitté Montréal. Pour le mener à terme, elle a suivi une formation en entrepreneuriat au Centre de services scolaire de l’Énergie, puis ficelé son plan d’affaires.

«Je suis accordéoniste de profession, mais avec la pandémie, ma vie a passablement changé!»

Jeune maman, son conjoint et elle achètent il y a deux ans un chalet à Saint-Élie-de-Caxton et s’y installent. «C’est pour combler un besoin personnel, pour faire partie de l’équation de la transition écologique. J’avais vu ce concept en France et en Belgique. La culture des marchés publics y est établie depuis des siècles. Ça fait un an et demi que j’ai ce projet dans la tête», affirme l’entrepreneure. Elle espère ainsi rendre localement accessibles «des aliments sains, de préférence biologiques, équitables, locaux et surtout sans emballage aux citoyens et citoyennes qui souhaitent prendre soin de leur santé et de celle de la planète».

Sur sa liste d’épicerie, des produits de différents fournisseurs, des produits bio autant que possible et du Québec surtout. On trouvera à la Vroum Vrac, des farines, du riz, des fruits séchés, des noix, des beurres de noix, des huiles et des lentilles par exemple.

Amélie Poirier-Aubry était déjà sensible à la cause de l’achat local. Elle qui est cofondatrice du marché de proximité en ligne Caxton Mange, lequel dessert les secteurs de Shawinigan, Saint-Mathieu et Saint-Boniface. «Je me suis retirée il y a quelques mois pour me concentrer sur mon projet. Je vais offrir des produits qui sont complémentaires à Caxton Mange.»

Son camion ne cherchera donc pas à lui faire concurrence. Amélie Poirier-Aubry est en train de négocier sa place auprès des différents conseils municipaux de la région. «Le projet a l’avantage d’être charmant». Elle semble sûre d’obtenir les autorisations nécessaires.

Le projet de la Vroum Vrac figure parmi les lauréats locaux du Défi Osentreprendre Mauricie. La Vroum Vrac espère se classer au niveau régional, voir national.

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