La plus belle citrouille est à Maskinongé

Par danielbirru
La plus belle citrouille est à Maskinongé
Pierre-Paul Cournoyer a remporté le premier prix pour sa citrouille géante, au festival de Gentilly. (Photo : L'Écho - Daniel Birru)

MASKINONGÉ. La citrouille géante de ­Pierre-Paul ­Cournoyer et de son ­beau-fils, ­Samuel ­Girard, qui a remporté le trophée du P’tit ­Gilbert décerné à la plus belle citrouille du ­Potirothon de ­Gentilly. En plus d’être belle, elle était lourde ; la deuxième plus pesante de l’édition 2022, avec 990 livres ! ­Il lui manquait 118 livres pour égaler le poids de la lauréate du ­Potiron d’Or, cultivée, ­celle-là, par ­Alexandre ­Lemire, ­Tristan ­Lemire et ­Stéphanie ­Hampton…

C’est dans sa cour arrière, à ­Maskinongé, que ­Pierre-Paul a fait pousser sa citrouille, un exercice qui lui a demandé plusieurs mois de travail. Depuis le mois de février, il a consacré beaucoup de son temps à l’entretenir, lui qui ne savait pas trop comment s’y prendre au départ. Il souligne le travail d’équipe que lui et son ­beau-fils, ­Samuel ­Girard, on fait tout au long de cette période.

«  J’ai travaillé ­là-dessus avec ­Sam, un bon ami à moi. C’est lui qui a eu l’idée de partir ça, en février dernier. Il a fini par me convaincre, et on s’est inscrit ­là-dessus pour faire ça en équipe. C’est vraiment là que ç’a commencé, cette aventure  », dit ­Pierre-Paul ­Cournoyer.

Après avoir complété l’inscription, ­Pierre-Paul et ­Samuel se sont tout de suite mis au travail. Ils ont par la suite reçu des graines de citrouilles de la part des organisateurs du concours, et ont effectué des recherches sur ­Internet et parlé avec des agriculteurs pour connaître la bonne méthode pour faire pousser des citrouilles géantes. Ils ont d’abord commencé par les faire pousser dans un pot, avant que les premières feuilles ne se mettent à germer, après quoi ils les ont plantés dans le jardin.

Les deux hommes ont vite compris que la citrouille nécessitait un entretien assidu et rigoureux, s’ils voulaient la voir grandir et s’alourdir. Ils se sont assurés de tailler le plant sur une base régulière, et de faire toutes les autres étapes qui leur étaient recommandées.

«  ­Une citrouille, c’est comme un sapin de ­Noël : c’est un tronc, avec des ramifications. Plus tu as des ramifications, plus les tiges deviennent longues, plus ça alimente la citrouille, et plus elle devient grosse. C’est pas compliqué !  », dit avoir constaté ­Pierre-Paul à travers ce processus.

Bien qu’ils se soient tous les deux partagé la victoire, c’est la citrouille inscrite sous le nom de ­Samuel, qui pèse 990 livres, qui a remporté le trophée du P’tit ­Gilbert. ­Pierre-Paul a quant à lui conservé la sienne pour une autre occasion.

«  C’est sûr que, quand il y a soixante personnes inscrites au concours, on ne sait pas trop à quoi s’attendre. Mais on a été surpris de remporter un podium et le prix de la plus belle citrouille. L’important pour nous, c’était de démontrer tout le travail qu’on a fait ensemble, ­là-dessus.  »

«  ­Une semaine après le concours de ­Gentilly, on est allés tous les deux dans un autre concours, dans le coin de ­Châteauguay. On s’est entendus pour y aller avec la mienne, vu qu’on avait juste le droit à une pour chacun des concours. J’ai terminé au quatrième rang pour le poids, avec 840 livres, mais, comme je l’avais prédit, au premier rang pour la plus belle citrouille.  »

Celle de ­Pierre-Paul, avec un poids de 840 livres, est repartie avec une plaque du ­Howard ­Dill ­Award, à l’issue du festival d’Ormstown, en ­Montérégie. Ces prix viennent bien sûr avec une grande fierté pour eux deux, qui se sentent maintenant récompensés après de longs mois de travail.

Pour ­Pierre-Paul ­Cournoyer, l’aventure va se conclure ici. Il admet que l’épreuve lui demanderais beaucoup de temps, s’il recommençait à chaque année, donc il ne sera pas de la partie, l’an prochain. Mais ­Samuel confirme déjà sa présence pour 2023, et une fois l’hiver terminé, il recommencera tout de suite à faire pousser une nouvelle citrouille. Pour ce faire, il a pris la peine d’agrandir son jardin chez lui, à ­Saint-Félix-­de-Valois, où il reprendra le même processus en février.

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