Isabelle Blais, du petit écran au service des gens

Ce n’est pas un hasard si la comédienne Isabelle Blais a pris la décision de se lancer en politique, dans son patelin. Celle qui fait campagne pour le Parti Québécois dans la circonscription de Maskinongé avait d’ailleurs déjà baigné dans le monde électoral lors de la campagne 2022.

Native de Shawinigan, Isabelle a dû s’exiler à un jeune âge pour faire des études en théâtre, à Trois-Rivières, puis pour ensuite se diriger vers le conservatoire, à Montréal. Ayant toujours eu en elle le besoin de se sentir plus apaisée, elle a regagné la Mauricie il y a une vingtaine d’années déjà, justement dans la MRC de Maskinongé.

« Ma Mauricie natale me manquait, alors je suis venue chercher un pied-à-terre en Mauricie et je m’y suis installée, lance-t-elle. C’était plus naturel pour moi de m’installer près de ma famille et de mes amis, même si j’aime Montréal pour y travailler. Je suis venu chercher un équilibre ici, le calme, le boisé. On peut sortir de la fille de la région, mais on ne peut pas sortir la région de la fille. »

En 2022, Isabelle a eu la chance d’accompagner son conjoint, et également comédien, Pierre-Luc Brillant, en campagne électorale. Ce dernier étant candidat pour le Parti Québecois et l’est de nouveau cette année.

« J’étais très présente avec lui, autant par le porte-à-porte que dans les évènements, et ça m’a attirée. J’ai regardé le programme et la raison d’être du Parti Québécois, c’est que nous avons un peuple distinct, riche, en plus de notre langue et notre belle culture. Je me suis dit que si je voulais défendre ça à mon tour, je devais aller en politique parce que c’est là que les décisions se prennent. J’ai senti le même appel (que Pierre-Luc) de m’impliquer », explique-t-elle.

« C’est sûr que nous avons beaucoup de priorités, surtout dans une circonscription de 17 municipalités. Il y a des priorités pour tous, mais également des priorités distinctes. Ce qui se passe à Pointe-du-Lac n’est pas nécessairement la même réalité à Saint-Alexis-des-Monts. C’est en allant à la rencontre des municipalités, des conseils municipaux et des maires que tu comprends les enjeux, car ce sont eux les experts terrain qui savent la réalité de leur milieu. »

Pour la candidate, les régions sont l’ADN du Québec et c’est une autre des raisons qui l’a amenée à se lancer en politique.

« Venant du milieu culturel, mes forces sont ma capacité d’écouter et de prendre l’information, avant de bien l’analyser et faire mes recherches, comme lorsque j’aborde un personnage. Pour moi, ma crédibilité se trouve dans mes rencontres sur le terrain. Ce qui m’intéresse, c’est ce qui se trouve entre les lignes d’un rapport et des études, et pour ça, on doit aller à la rencontre des municipalités », réitère-t-elle.

« Je pense aussi que la culture, au sens large, est un levier économique très fort. Toutes les activités sociales, culturelles et sportives, ainsi que nos artisans, leur savoir-faire et nos valeurs, attirent les travailleurs et les familles qui ont envie de s’implanter et de s’ancrer en région. »

La préoccupation des aînés figure également au cœur des valeurs de la candidate péquiste. « Les aînés sont très importants! La population vieillit, mais elle doit vieillir dignement. Le Parti Québécois propose de doubler les heures de soins à domicile et de doubler le budget pour le maintien à domicile. »

« Ça coûte moins cher de maintenir une personne à domicile, avec les soins appropriés, que de l’envoyer dans une résidence privée pour aînés où les coûts sont élevés et, pour certains, non abordables financièrement. Pour moi, c’est le respect de ceux et celle qui ont bâti le Québec », conclut-elle.