Hausse de 13,4 % des signalements à la DPJ dans la région

Par Audrey Leblanc
Hausse de 13,4 % des signalements à la DPJ dans la région
Robert Levasseur, directeur de la protection de la jeunesse Mauricie/Centre-du-Québec. (Photo : (Photo archives - Marie-Ève Alarie))

En 2021-2022, les directions de la protection de la jeunesse (DPJ) au Québec notent une hausse considérable du nombre de signalements. Ce sont 132 632 signalements qui ont été traités au cours de l’année dans la province, comparativement à 117 904 l’an dernier. Cela représente une augmentation de 12,5 % et une moyenne de 363 situations d’enfants signalées par jour au Québec, soit 40 de plus que l’an dernier. En Mauricie et au Centre-du-Québec, cette augmentation est de 13,4 % avec un total de 10 805 signalements, alors que l’année dernière, ce nombre était de 9 531.

Pour l’année 2021-2022, le nombre de signalements retenus dans la province est 43 688. Il s’agit d’une baisse de 2,3 % comparativement à l’exercice 2020-2021. La région a pour sa part connu une hausse de 5,3 % en regard des signalements retenus avec un total de 3 922.

« Une hausse est toujours perçue comme négative de la part de notre équipe, commente d’entrée de jeu le directeur de la protection de la jeunesse Mauricie/Centre-du-Québec, Robert Levasseur. Il faut tout faire pour travailler en amont, pour offrir du soutien au moment opportun afin d’éviter de se rendre à un signalement. »

Les signalements proviennent, encore cette année, en majorité des employés d’organismes publics. Dans la région, cela représente 35,4 %. Au cours de l’année, 3 230 évaluations ont été réalisées et 48,6 % d’entre elles ont mené la DPJ à considérer que la sécurité ou le développement de l’enfant était compromis. Les principaux motifs étaient la négligence et risque (53 %), les mauvais traitements psychologiques (16 %) et les abus physiques et risque (14 %). 

« Quand on parle de négligence, on parle notamment d’hygiène, d’accès à de la nourriture, de propreté des lieux, de sécurité du milieu de vie et de ne pas avoir accès à des produits qui sont nocifs pour la santé, énumère M. Levasseur. La pénurie de logements abordables et la hausse spectaculaire du prix de la nourriture ont des effets sur les parents, et donc, sur les enfants. Ce sont des facteurs qui entrent en ligne de compte. »

Le principal milieu de vie des enfants pris en charge par la DPJ est encore le milieu familial avec 53,4 % des cas dans la région. On constate une fois de plus cette année qu’une plus grande proportion d’enfants demeure auprès d’une personne significative (16,8 %).

Adoptions et retrouvailles

En ce qui concerne les adoptions d’enfants québécois, on en répertorie 29 au cours de la dernière année, ainsi qu’une situation d’adoption internationale impliquant la DPJ. Par ailleurs, 177 retrouvailles ont eu lieu, c’est-à-dire des enfants qui ont retrouvé leurs parents biologiques.

 

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