Gérer la diversité culturelle

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Par Myriam Lortie
Gérer la diversité culturelle

EMPLOI. Une centaine de gestionnaires et d’intervenants de la région se sont récemment donné rendez-vous à Trois-Rivières pour suivre une formation qui leur permettra d’améliorer leur gestion de la diversité culturelle. «Les gens ont grandement apprécié la formation. C’était très enrichissant pour tout le monde. De partager et de voir l’ouverture et l’intérêt, c’est une belle surprise», indique la conseillère en emploi chez Stratégie Carrière, Su Abbott. De concert avec Stratégie Carrière, c’est la première fois que la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes tenait une journée de formation sur le sujet d’une telle ampleur. Cette dernière avait pour thème «L’adaptation des pratiques auprès des personnes réfugiées et immigrantes: un incontournable pour tous les milieux». La conférencière Marie-Claire Rufagari était invitée. «Nous gérons de plus en plus la diversité culturelle. Ce sont les employeurs qui nous contactent, que ce soit pour les personnes qu’ils veulent engager, mais aussi pour les employés en place», poursuit Mme Abbott. Gestionnaires, intervenants des milieux scolaire et communautaire, représentants des différents paliers de gouvernement, Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ), ainsi que Services Québec de la Mauricie étaient représentés lors de cette journée de formation. Pour faire face à la pénurie Dans un contexte où un plus grand nombre de réfugiés et d’immigrants se tournent vers les régions pour y élire leur domicile et y travailler, la formation servait à sensibiliser les différents participants à l’importance d’adapter leurs pratiques. «Nous sommes à l’aube d’une pénurie de main-d’œuvre qui ira en s’accentuant. En conséquence, tous ceux qui auront à travailler ou à accueillir cette clientèle auront à prendre conscience que leur façon de faire devra être adaptée», indique Mme Abbott. «Par exemple, lorsqu’on engage un Québécois, il y a beaucoup de communication qui est implicite, parce que nous avons les mêmes points de repère.» Selon elle, les employeurs qui se seront donné des outils afin de gérer la diversité culturelle seront ceux qui pourront le mieux faire face aux différents enjeux liés à l’employabilité. Le constat est le même pour les intervenants qui donnent des services aux nouveaux arrivants.

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