Équipé pour sauver des vies

Équipé pour sauver des vies
Yvon Livernoche, président du conseil d'administration du Centre communautaire de Maskinongé, Lucille Lemire, vice-présidente, Manon St-Louis, représentante de la Caisse populaire Desjardins de Maskinongé et Samuel Gendron-l'Heureux, directeur de l'Académie de secourisme médical. (Photo : Photo Pier-Olivier Gagnon)

Centre communautaire de Maskinongé

MASKINONGÉ.  En cas d’arrêt cardiaque, les minutes et les secondes comptent. Il est prouvé que l’utilisation d’un défibrillateur externe automatisé (DEA) augmente considérablement les chances de réanimation et de survie d’une personne.

Conscient de l’importante de cet équipement dans les lieux publics, le conseil d’administration du Centre communautaire de Maskinongé a récemment fait l’acquisition d’un défibrillateur. L’appareil sera facile d’accès en situation d’urgence en étant installé en permanence sur le mur de la salle principale. Il pourra être utilisé pour rétablir l’activité cardiaque d’un adulte ou d’un enfant.

«Des membres de notre conseil d’administration ont soumis l’idée de faire l’achat d’un défibrillateur. Nous avons discuté de ce projet et avons amassé les fonds nécessaires pour se le procurer. C’est une belle acquisition pour notre centre. C’est un modèle haut de gamme et facile d’utilisation», indique Alain Moreau, secrétaire au sein du conseil d’administration du Centre communautaire de Maskinongé.

Cet achat estimé à près de 2 000 $ a été rendu possible grâce à la participation de généreux donateurs et de la contribution de la Caisse populaire Desjardins de Maskinongé.

Lors de la livraison de l’appareil, le 5 avril dernier, près d’une quinzaine de personnes, des utilisateurs fréquents et des membres du conseil d’administration du centre, ont assisté à une courte formation sur les méthodes de réanimation d’une victime et sur l’utilisation du défibrillateur externe automatisé.

Chaque semaine, ce n’est pas l’action qui manque au Centre communautaire de Maskinongé. Le bâtiment accueille de façon temporaire, depuis février 2017, des élèves de l’école primaire Marie-Immaculée qui ont été forcés de déménager après l’apparition de fissures à l’intérieur de leur établissement scolaire. Ceux-ci cohabitent avec des personnes âgées qui participent régulièrement à des activités organisées à l’intérieur de cette infrastructure municipale du 11 rue Marcel.

Incident regrettable

Le 13 mars dernier, un citoyen de Maskinongé âgé de 83 ans est subitement décédé au centre communautaire lors d’un après-midi où des jeux variés étaient offerts à la population. Assis près d’une table, l’homme est devenu inconscient et est tombé au sol. Aussitôt, Jacques Damphousse, un conseiller municipal, a composé le 911 et a suivi les directives du répartiteur médical d’urgence. À la demande du préposé, il s’est empressé d’aller chercher le défibrillateur du Centre des loisirs Desjardins, situé à environ 350 pieds plus loin. À son retour, il était déjà trop tard. «J’étais là par hasard! On a fait ce qu’on pouvait avec ce qu’on avait pour porter assistance à la personne. Les ambulanciers ont pris en charge la situation à leur arrivée. Évidemment, l’ajout d’un défibrillateur au centre communautaire, c’est un bon investissement. On a besoin d’avoir des appareils comme ça dans les lieux publics qui sont souvent achalandés. Par contre, c’est certain qu’on ne voudrait jamais s’en servir», admet M. Damphousse.

«Quand on y pense, c’est la sécurité des gens qui est en jeu. On a le devoir d’intervenir pour assurer la survie des gens», souligne-t-il.

Est-ce que la présence d’un défibrillateur à proximité de la victime aurait pu lui sauver la vie? Personne pour le moment n’a la réponse. Le Centre communautaire de Maskinongé souhaite toutefois mettre toutes les chances de son côté pour éviter qu’un autre drame survienne dans le futur et entend de cette façon rassurer les citoyens.

Surtout que l’utilisation d’un DEA augmente de près de 80 % les chances de survie dans le cas d’une crise cardiaque et que pour chaque minute de délai sans manœuvre, les chances de survie diminuent de 10  %.

Suivez Pier-Olivier Gagnon sur Twitter: @POGagnon

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires