Environnement: les engagements et priorités d’Yves Perron du Bloc Québécois

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Par Marie-Ève Veillette
Environnement: les engagements et priorités d’Yves Perron du Bloc Québécois
Yves Perron, candidat du Bloc québécois dans la circonscription de Berthier-Maskinongé. (Photo : Photo Pier-Olivier Gagnon)

ÉLECTIONS. Le candidat du Bloc Québécois dans Berthier—Maskinongé, Yves Perron, a présenté ses principaux engagements en matière d’environnement, hier, aux Sentiers pédestres des Îles de Berthier, en plus d’annoncer qu’il mènera une campagne carboneutre.

«Que ce soit par des appuis à Énergie Est ou à l’industrie des sables bitumineux de l’Alberta, les partis politiques pancanadiens entretiennent un double discours. Seul le Bloc Québécois est cohérent dans ses prises de position, propose une sortie définitive des énergies fossiles et souhaite agir avec vigueur pour la santé de notre planète. Après tout, l’environnement, c’est nous !», a-t-il déclaré.

Énergie Est et le transport du pétrole sur le territoire de Berthier—Maskinongé

« Au Bloc, nous prenons en compte la large mobilisation citoyenne contre le projet d’oléoduc Énergie Est, qui passerait notamment où nous nous trouvons aujourd’hui, pour exporter du pétrole des sables bitumineux vers d’autres marchés avec tous les risques que cela comporte. Pour nous, c’est un non catégorique! », a indiqué M. Perron. Le Bloc Québécois proposera plutôt un projet de loi pour affirmer sa souveraineté environnementale.

De leur côté, les Libéraux de Justin Trudeau ont imposé un projet similaire en Colombie-Britannique et les Conservateurs d’Andrew Sheer ont indiqué qu’il défendrait « l’intérêt national » en matière de transport de pétrole, ce qui laisse présager un retour en force de cet enjeu. Quant au NPD, son discours varie selon le chef, l’élection et la province.

Fin des subventions aux énergies fossiles et investissements dans les énergies vertes

« Le Québec produit de l’énergie renouvelable propre, désire fabriquer plus de véhicules électriques et souhaite que la lutte aux changements climatiques rime avec prospérité. Le Canada est un État pétrolier, point à la ligne. Pour nous, il n’existe pas de compromis : c’est la fin complète des subventions aux énergies fossiles et un virage vers une transition énergétique payante pour le Québec et Berthier—Maskinongé ! », a souligné le candidat du Bloc.

Pour leur part, le gouvernement libéral a investi pas moins de 19 milliards de dollars dans les énergies fossiles au cours de leur mandat, notamment avec l’achat de Trans Moutain, et les Conservateurs miseraient encore davantage sur l’exploitation du pétrole.

Péréquation verte : une idée originale du Bloc québécois

Le Bloc Québécois demande au fédéral d’utiliser son levier le plus efficace : la fiscalité. « La péréquation verte serait une réforme fiscale qui remodèlerait la taxe carbone, déplacerait une partie de l’impôt et reverrait la formule de péréquation pour y inclure des incitations à lutter beaucoup plus activement contre les changements climatiques. Elle récompenserait l’innovation verte, au lieu d’encourager les énergies fossiles, comme c’est le cas actuellement dans la fédération canadienne. Le Québec souhaite devenir un leader mondial en matière de réduction de gaz à effet de serre; qu’en est-il vraiment du Canada ? », s’est interrogé le candidat.

Érosion des berges dans Berthier-Maskinongé : Ottawa doit intervenir

Pour le Bloc Québécois, il est important que le gouvernement fédéral assume à nouveau sa part de responsabilité en matière de lutte contre l’érosion des berges, après avoir aboli son programme en 1997. « Avec les changements climatiques et la navigation accrue sur la voie maritime du Saint-Laurent, de responsabilité fédérale, il faut qu’Ottawa vienne en aide aux municipalités. Dans Berthier-Maskinongé, nous pouvons citer l’exemple de Saint-Ignace-de-Loyola, où plusieurs dizaines de résidences sont actuellement menacées. La municipalité et les riverains ne peuvent assumer l’entièreté des coûts des travaux. Les gens d’ici peuvent compter sur ma combativité dans ce dossier », a souligné Yves Perron.

Obus dans le lac Saint-Pierre

Entre 1952 et 1999, plus de 500 000 munitions d’artillerie ont été tirées dans le lac Saint-Pierre afin de tester leur fonctionnement. Le ministère de la Défense estime que plus de 300 000 projectiles gisent toujours au fond du lac, dont près de 8 000 non explosés. Le gouvernement fédéral s’était engagé à retirer les obus, mais le dossier semble faire du surplace. « Le lac Saint-Pierre est un joyau reconnu par l’UNESCO et son potentiel récréotouristique est énorme. Il faut le sécuriser et le préserver. Je m’engage à talonner le gouvernement fédéral afin qu’il agisse. C’est dans l’intérêt de notre région ! », a expliqué le candidat du Bloc québécois.

Une campagne verte pour le candidat du Bloc

Lors du point de presse, Yves Perron a annoncé qu’il mènera une campagne carboneutre. Le candidat s’engage à compenser ses émissions de gaz à effet de serre par l’achat des Crédits carbone éducatifs (CCE) de la Bourse du carbone Scol’ERE.

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