Deux établissements ferment leurs portes à Saint-Étienne-des-Grès
SAINT-ÉTIENNE-DES-GRÈS. L’édifice situé au 1210 boulevard de la Gabelle, à vendre depuis plusieurs années, vient d’être acheté par l’entreprise québécoise Filgo, qui œuvre dans la distribution et l’offre au détail d’énergies et qui opère également un réseau de plus de 145 dépanneurs aux quatre coins du Québec. Ce changement de mains engendre la fermeture du restaurant Pizza Dit’Ally et du Bar au Garage, tous deux situés dans le même édifice qui abrite le dépanneur.
Marie-Ève Trépanier, gérante du Bar au Garage depuis plus de huit années, explique que ce n’était pas possible pour eux de poursuivre leurs activités, étant donné que le modèle d’affaires de Filgo est orienté vers les bannières franchisées. Plus de place dans leur bâtisse pour les commerces indépendants.
“Ça fait 5 ou 6 ans que c’est à vendre, mais c’est la première fois que je n’ai aucune communication, aucun contact avec de potentiels acheteurs à savoir si je suis intéressée à poursuivre ma location du côté du bar”, déplore Mme Trépanier.
C’est au courant de l’été dernier que les deux commerces ont entendu parler de la vente de la bâtisse. “On savait que le restaurant fermerait, mais le bar avait encore des chances, raconte Mme Trépanier. Depuis deux semaines, on ne peut plus passer de commandes, car les nouveaux propriétaires n’ont fait aucun transfert de permis, que ce soit pour les machines de Loto-Québec, le guichet ATM ou les permis d’alcool.”
Mme Trépanier rappelle qu’il s’agit du seul bar entre Shawinigan et Trois-Rivières.
C’est une immense vague d’amour qui déferle sur les réseaux sociaux des deux établissements depuis l’annonce de leur fermeture, autant pour la pâte à pizza de Pizza Dit’Ally que pour la belle communauté du Bar au Garage. Les commerces sont tous deux la propriété de Sylvie Doucet.
“Beaucoup de gens sont attristés, fâchés et déçus, et cherchent un peu leurs futurs repères. Ce n’est pas juste une histoire de boisson. C’était une communauté, une famille, un endroit de rencontre”, témoigne Mme Trépanier pour qui la nouvelle n’a pas été plus facile à prendre.
Si l’idée lui a été lancée d’ouvrir son propre établissement ailleurs, cette dernière rappelle les conditions difficiles de l’entrepreneuriat. “Ce n’est pas évident. Ça prend des reins très, très solides. Et j’ai eu un petit bébé il y a deux ans. Ce n’est pas réaliste”, dit-elle.
La fermeture des deux commerces est prévue le 1er novembre prochain.
