Des travaux urgents à l’église

LOUISEVILLE.  L’église Saint-Antoine-de-Padoue a amorcé d’importants travaux pour remplacer son système de chauffage, un projet de plus de 200 000 $ jugé essentiel à sa survie à court terme.

La Paroisse Saint-Frère-André a lancé récemment des travaux majeurs visant la mise à niveau du système de chauffage de l’église, dans un contexte d’urgence accentué par les rigueurs de l’hiver.

” Les travaux initiaux étaient prévus après deux ans de projets d’explorations et d’actions, faisant partie d’une série de rénovations globales afin de redonner vie et refaire connaître à la communauté sa magnifique église. Toutefois, cet hiver a été rigoureux. Des quatre fournaises au gaz qui étaient installées depuis la fin des années 1990, deux ont rendu l’âme. Résultat, on a vécu quelques semaines à devoir porter des manteaux pour venir à l’église. On a d’ailleurs eu un bris de radiateurs, qui a cassé parce qu’il a gelé malgré un chauffage partiel. Donc, si nous ne remplaçons pas le système de chauffage actuel par un autre modèle de système de chauffage (car de toute façon, il n’y a plus de pièces pour ce genre d’appareils-là), l’église ne passera pas un autre hiver. Et, si ça continue comme ça, c’est un cri du cœur et c’est un cri urgent parce que nos hivers au Québec ne font pas de cadeaux. C’est important de faire ce geste-là maintenant, sinon on perd l’église “, explique Richard H. Brown.

Un projet structurant et financé à plusieurs niveaux

Le projet, estimé à un peu plus de 200 000 $, prévoit le remplacement complet du système au gaz par une solution bi-énergie, ainsi qu’une mise à niveau électrique.

Selon M. Brown, une grande partie du financement repose sur des subventions et des contributions externes, en plus d’un don majeur en voie de confirmation. Une entente de financement intérimaire doit également être conclue avec le Diocèse de Trois-Rivières, avant la conversion d’un solde en prêt.

Au total, les investissements récents et en cours dépassent déjà les 300 000 $, incluant d’autres améliorations comme la modernisation de l’éclairage.

Une mobilisation attendue de la communauté

La communauté paroissiale a été appelée à se prononcer sur un emprunt lors d’une assemblée le 29 mars, étape jugée essentielle pour la poursuite du projet.

” La communauté a été appelée le 29 mars à accepter d’entériner une demande de financement auprès du diocèse, qui va capturer du financement à court terme. Il faut compter que les subventions et les retours de taxes vont arriver environ trois mois après la fin des travaux. À la suite de ça, il faudra développer des moyens d’aller chercher les 70 000 $ manquants. Et ça, ça va être fait de plusieurs façons. On va continuer à chercher des dons majeurs, bien sûr, mais on va aussi tenir des événements pour, justement, profiter de notre belle église en ayant des activités qui vont mettre en valeur des spectacles, tout ça. Aussi, on va continuer de prendre connaissance du joyau que nous avons ici, en organisant des visites guidées tout l’été “, précise-t-il.

Un projet au-delà des travaux

Au-delà du remplacement du chauffage, la Fabrique envisage une transformation plus large du site et du rôle de l’église dans la communauté.

” Maintenant, ce que nous allons proposer, c’est de voir une plus grande ouverture du bâtiment sur son milieu. Donc, en premier lieu, sa vocation liturgique est maintenue et essentielle. Mais, plus que ça, on a un joyau qui doit être connu. Donc, il y aura un projet d’écomusée qui va se greffer à ça. […] Dans le futur, ce qu’on voit, c’est ça. Un, maintenir la mission liturgique de l’Église […] le deuxième, c’est d’avoir un écomusée […] et finalement, d’avoir aussi une salle de concert “, indique M. Brown.

Un enjeu de patrimoine et d’avenir

À l’approche du centenaire de l’église en 2027, les responsables souhaitent assurer sa pérennité tout en renforçant son rôle dans la vie locale et régionale.

Rappelons que l’église Saint-Antoine-de-Padoue constitue un bâtiment emblématique de Louiseville, dont l’histoire remonte au début du XIXe siècle, et que ces travaux s’inscrivent dans une démarche plus large visant à préserver et dynamiser ce patrimoine au bénéfice de la communauté.