Des robots font leur entrée à la pharmacie Proxim de Charette
CHARETTE. Afin de s’ajuster à l’augmentation constante de la population depuis une dizaine d’années à Charette, Maude Lupien-Pilon a investi près de 2,5 millions$ dans l’agrandissement de sa pharmacie et l’acquisition de deux robots pour la manutention des médicaments.
“Nos clients avaient besoin de plus d’espaces et nous étions à l’étroit dans notre laboratoire. Ça fait que tant qu’à agrandir, je me suis dit qu’on allait le faire pour la peine”, indique la pharmacienne dont l’équipe œuvre maintenant dans un établissement deux fois plus grand.
La Pharmacie Proxim de Charette dispose maintenant trois bureaux de consultation, un espace pour l’inventaire, une cuisine pour les employés et un comptoir esthétique. “Quand j’ai acheté en 2015, nous étions moins de dix employés alors qu’on est rendu à 18 aujourd’hui”, mentionne Maude Lupien-Pilon.
Les nouvelles installations offrent également des espaces adaptés pour l’infirmière, les services d’esthétique, de massothérapie et de soins des pieds, un coin remplissage écoresponsable pour des produits d’hygiène en vrac, de même qu’un espace réservé pour la mise en valeur de produits locaux.
Une part importante de l’investissement a été consacrée à l’acquisition de deux robots à la fine pointe de la technologie qui automatise le remplissage des fioles et des piluliers. “Ça va plus vite que la manipulation humaine et ça réduit les erreurs. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre où on a de la difficulté à recruter des pharmaciens et des techniciennes, ça devenait incontournable”, explique la professionnelle.
Le premier robot contient 150 cartouches contenant les médicaments les plus fréquemment prescrits par les médecins. Il remplit automatiquement les fioles avec les médicaments et installe l’étiquette. Il ne reste plus à la fin qu’à la technicienne de refermer le contenant et le numériser pour valider le tout.
Le deuxième robot sert quant à lui à préparer les piluliers mensuels grâce à 200 cartouches contenant les médicaments les plus souvent demandés. “Il les met directement dans les bonnes cases avec la bonne posologie. Une technicienne pouvait préparer environ une douzaine de piluliers à l’heure tandis que notre robot peut en faire entre 25 à 30 dans la même période.”
L’agrandissement de la pharmacie visait également à se préparer aux implications que pourrait avoir le projet de loi 67 qui prévoit des responsabilités accrues pour les pharmaciens en matière de santé.
“Le gouvernement veut qu’on soit la première ligne de traitement pour traiter les otites, les sinusites et remplir d’autres consultations mineures. Depuis 10 ans, la profession a beaucoup évolué”, conclut Maude Lupien-Pilon qui prévoit réserver l’une de ses salles de consultation à cet effet.
