Dépareillée mais prometteuse

Par superadmin
Dépareillée mais prometteuse
Raphaël Richard et Martin Poirier.

BIÈRE. Les personnes qui empruntent régulièrement le Chemin du Roy à Yamachiche ont probablement remarqué qu’il y a de l’activité depuis quelques mois dans l’ancien garage situé aux «quatre coins» du village. D’ici la fin novembre, Raphaël Richard et Martin Poirier y ouvriront la Brasserie Dépareillée.

Une microbrasserie dans un garage? Pourquoi pas, se sont dit les promoteurs en visitant l’endroit. Non seulement l’emplacement géographique leur semblait idéal pour réaliser leur projet, mais la configuration même du bâtiment répondait en tous points aux critères recherchés. À preuve, elle est demeurée la même depuis le début des travaux. «On a seulement défoncé un mur pour que tout communique ensemble», indique Raphaël Richard.

Le vaste espace leur permettra de concrétiser des projets d’expansion le temps venu. Mais pour le moment, ils se concentrent évidemment sur l’ouverture prochaine de leur commerce, dont l’aménagement va bon train.

Environ 60 000 bouteilles la première année

Au départ, les brasseurs prévoient produire 300 hectolitres de bière par année, pour ensuite augmenter ce nombre graduellement. La production sera majoritairement mise en bouteille en format de 500 ml.

Six brassins verront le jour d’ici décembre. D’autres suivront, promettent les brasseurs. «On est en train de mettre la dernière touche à nos recettes. Nous aurons des produits bien balancés, avec de bons agencements et des saveurs remplies de subtilités», souligne M. Richard, ajoutant que la production devrait démarrer vers la mi ou la fin octobre.

Pour mettre en valeur leurs bières, les deux associés misent sur une image simple et, surtout, loufoque. «On voulait que ça nous ressemble. C’est pour ça qu’on a choisi le nom de Brasserie Dépareillée. Martin et moi sommes deux personnes totalement différentes, mais on se complète et on se comprend.»

Pour le moment, seul le logo de l’entreprise est dévoilé. Il est formé d’un âne portant un coq sur son dos, rappelant l’expression «Passer du coq à l’âne», qui rejoint un peu la signification de «dépareillé».  Dans les prochaines semaines, ils diffuseront le visuel de chacun de leur brassin.

Un endroit convivial

À l’entrée de la nouvelle microbrasserie se trouvera le salon de dégustation, dont les pièces maîtresses seront assurément les tables massives réalisées avec d’immenses bobines de bois anciennes.

Au fond de la pièce, une grande porte vitrée laissera voir l’équipement utilisé: deux cuves de brassage, un empâteur, une cuve d’eau chaude, une cuve de filtration et une cuve d’ébullition, sans oublier les fermenteurs.

À proximité de cette porte, un comptoir bar avec frigo sera aménagé pour permettre éventuellement le service en fût, tout comme celui d’embouteillage directement au robinet de la pompe, une pratique autorisée  dans les microbrasseries artisanales du Québec depuis décembre dernier. Ce type d’embouteillage permet à la clientèle de quitter l’établissement avec des bières brassées sur place pour consommation dans les heures qui suivent. Pour ce dernier service, la Brasserie Dépareillée offrira des bouteilles de format 950 ml.

Par ailleurs, un laboratoire destiné au contrôle de la qualité et à la conception des recettes sera également aménagé sur les lieux, niché entre l’entrepôt et la salle de brassage. Au deuxième étage sera moulu le grain, qui tombera directement dans la cuve.

Pour réaliser leur projet, les deux partenaires d’affaires ont investi environ 500 000$ en équipement. Avec celui-ci, ils croient être en mesure de tripler facilement leur production une fois le projet bien en selle. Pour le moment, le local est en location, mais une entente leur permettrait d’en faire l’acquisition dans cinq ans.

 

Un peu plus sur les promoteurs

Partenaires et experts

Raphaël Richard et Martin Poirier travaillent dans le milieu des microbrasseries et des pubs depuis plus de cinq ans. Ils ont décidé durant le temps des Fêtes, l’année dernière, de se lancer dans un projet entièrement à leur image. Ils se sont mis à la recherche d’un local et de financement. Les réponses ont été positives et les voilà rendus à concrétiser le tout. Le moment venu, ils embaucheront un assistant pour les appuyer.

 

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