CSS de l’Énergie: des compressions de 3,6 M$ sans affecter les services aux élèves

ÉDUCATION. Le Centre de services scolaire (CSS) de l’Énergie a adopté le 28 octobre dernier son budget pour l’année 2025-2026 en réussissant à remplir la commande du gouvernement du Québec de sabrer 3,6 millions$ dans ses opérations sans affecter les services aux élèves.

“Nous avons entre autres rationnalisé les dépenses administratives comme le perfectionnement et les frais de déplacement”, mentionne la directrice générale intérimaire, Rosemarie Boucher, qui précise même que le budget comprend une hausse de 7% au plan d’effectif du personnel dédié aux services directs aux élèves.

Avec des revenus de 216 810 818$ cette année, une baisse de plus de 5,2 millions$ par rapport à l’an dernier, l’adoption d’un budget équilibré devenait un exercice particulièrement difficile compte tenu des augmentations salariales du personnel déjà prévues dans les conventions collectives.

Dans les baisses significatives de dépenses par rapport au budget de l’an dernier, notons que les sommes consacrées au soutien à l’enseignement ont été revues à la baisse dans les services complémentaires (- 827 712$), les services pédagogiques et formation d’appoint (- 1 112 027$) et la formation (- 189 624$).

Les activités administratives ont également été mises à contribution en retranchant 29 600$ dans les sommes dédiées pour le conseil d’administration et 27 150$ dans le perfectionnement. Le gouvernement du Québec a également revu à la baisse de plus de 6 millions$ l’enveloppe consacrée à l’amélioration et la transformation des biens meubles et immeubles du CSS de l’Énergie.

En contrepartie, le budget réservé à l’adaptation scolaire et à la francisation a été augmenté de plus de 1,5 million$ pour le faire passer à 12 950 888$. “Dans ce cas-ci, nous avons planifié notre organisation des services en amont. Cette année, l’ensemble de la structure d’accueil est mise en place dès la rentrée scolaire. Il n’y aura pas d’ajout en cours d’année. Nous avons constaté une hausse au cours des dernières années, c’est la raison pour laquelle nous avons choisi de le planifier au budget dès le début cette année”, explique Rosemarie Boucher qui en était à son premier budget à titre de remplaçante intérimaire de Denis Lemaire parti à la retraite.