Crue des eaux: le rehaussement de la route 349 ciblé comme solution

Crue des eaux: le rehaussement de la route 349 ciblé comme solution
Simon Allaire, député de Maskinongé. (Photo : Pier-Olivier Gagnon)

INONDATIONS. Dans le cadre d’un débat d’urgence tenu à l’Assemblée nationale et portant sur les inondations, le député de Maskinongé, Simon Allaire, a clairement exprimé sa volonté que soit priorisé, parmi les projets routiers et d’infrastructures du ministère des Transports du Québec, le rehaussement de la route 349 pour éviter l’isolement de la Municipalité de Saint-Alexis-des-Monts lors des prochaines crues printanières.

On se souviendra qu’au cours des dernières semaines, la municipalité a été contrainte d’interdire la circulation aux automobilistes sur la route 349 vers Saint-Didace, sur le rang Baril ainsi que sur la route 349 vers Saint-Paulin, et ce, à quelques reprises en raison de l’importante quantité d’eau sur la chaussée.

«Le rehaussement de la route 349, c’est clairement ce qu’il faut faire pour permettre un accès en tout temps à Saint-Alexis-des-Monts. Depuis deux ans, le ministère des Transports travaille sur le dossier. Le projet est en processus « normal » de traitement, mais dans le contexte actuel, il faut absolument que ça se fasse cette année. On connait la solution; il faut maintenant avancer et réaliser les travaux», explique le député de Maskinongé tout en reconnaissant que le processus pour ce type de projet est long avant la mise en chantier.

La Municipalité de Maskinongé est un peu dans la même situation. Elle attend toujours l’autorisation du ministère de l’Environnement pour réaliser un projet semblable, soit le rehaussement de la route Langue-de-Terre sur un tronçon de 560 mètres, deux ans après avoir lancé les démarches.

Or, le gouvernement du Québec a créé, au début du mois de mai, un «groupe d’action ministériel» pour répondre plus efficacement aux besoins des personnes touchées par les inondations et pour mieux préparer le Québec à la prochaine crue printanière.

«C’est justement l’objectif du comité d’aller plus vite dans ce genre de dossier. Les différents ministères sont tous à la même table. En cas d’urgence, ça prend un accès. Et pour moi, c’est inacceptable qu’on ne puisse pas accéder à Saint-Alexis-des-Monts ou au secteur Langue-de-Terre à Maskinongé. Ces deux dossiers feront partie de mes recommandations à ce comité», assure le député.

«Je n’accepterai pas qu’on isole une municipalité en se disant qu’il y a un problème environnemental à rehausser une route importante. Il n’y a pas d’autres solutions! C’est urgent et il faut s’en occuper. On ne peut pas jouer avec la sécurité des gens», ajoute M. Allaire.

Pas de programme d’aide
Québec n’a toujours pas de programme gouvernemental pour soutenir les municipalités qui souhaitent procéder à des rehaussements de routes municipales. Ces municipalités doivent généralement puiser les fonds à même leur budget annuel ou utiliser le programme de la taxe sur l’essence (TECQ) pour couvrir une partie des frais. À ce sujet, Simon Allaire croit que son gouvernement devra se pencher sur des solutions pour mieux aider les municipalités. «C’est le rôle du comité qui a été créé de trouver des solutions. Si ça, c’est l’une des solutions, il doit la mettre en place. On constate qu’il y a des lacunes et on se doit de réagir».

Le député de Maskinongé est d’ailleurs en faveur de la réduction de la bureaucratie et du délai de traitement des demandes par les fonctionnaires des ministères. «C’est une réelle volonté de notre gouvernement de faire avancer les choses plus rapidement et de réduire la lourdeur administrative. C’est un sujet qui revient constamment. L’administration publique doit être beaucoup plus simple. On a déjà fait un pas dans la bonne direction avec le programme pour les réclamations des sinistrés des inondations. Les gens peuvent avoir le montant qui leur est dû avant même de commencer les travaux. C’est exceptionnel», poursuit le député de Maskinongé.

Selon lui, le gouvernement pourrait gagner en efficacité en entamant une transition numérique, puisqu’encore à ce jour, beaucoup de processus administratifs requièrent des correspondances écrites avec des formulaires en format papier et des envois postaux.

En Mauricie, le bilan des inondations fait état de 500 maisons inondées, 600 isolées et 22 résidences évacuées.

 

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