CJE: un impact significatif dans le milieu

CJE: un impact significatif dans le milieu
Josée Bellemare, directrice générale du Carrefour jeunesse-emploi de la MRC de Maskinongé.

SOCIÉTÉ. Les jeunes adultes trouvent une oreille attentive au Carrefour jeunesse-emploi de la MRC de Maskinongé depuis 20 ans. Que ce soit pour les précieux conseils des intervenants, la recherche d’emploi ou l’intégration socioprofessionnelle, l’organisme prouve chaque année par ses actions qu’il joue un rôle essentiel dans le milieu. Il ne suffit que de repasser en revue les différents rapports annuels pour constater jusqu’à quel point l’organisme s’est diversifié dans ses services depuis sa création, le 17 octobre 1997. Le CJE est une porte d’entrée pour les personnes âgées entre 15 et 35 ans qui souhaitent bénéficier de judicieux conseils pour optimiser leur recherche d’emploi, leur orientation scolaire et professionnelle ou qui requièrent l’expertise de professionnels dans leur parcours. Dès la prise en charge d’un jeune-adulte, l’organisme effectue une évaluation des besoins de façon à ce qu’il cadre dans le Service d’aide à l’emploi, dans le Créneau carrefour jeunesse, dans les services en migration, dans les services privés ou qu’il soit référé vers d’autres partenaires du milieu. Porteur de nombreux projets, le Carrefour jeunesse-emploi a toujours su s’adapter aux besoins de sa clientèle et à offrir les outils pour faciliter le développement des participants toujours en fonction de la réalité du marché de l’emploi en constante évolution. «Le domaine de l’emploi a bien changé au fil des années. Aujourd’hui, la balle est dans le camp du candidat beaucoup plus qu’il y a 15 ou 20 ans. Présentement, l’employeur doit faire ses preuves qu’il est un bon employeur et qu’il a des bonnes conditions. Si on recule dans le temps, on avait un marché d’employeurs, maintenant c’est un marché d’employés. Tous nos projets sont un peu teintés par cette dynamique-là», admet Josée Bellemare, directrice générale du CJE. La majorité de la clientèle qui visite l’organisme nécessite un accompagnement pouvant aller jusqu’à au moins six mois. «On accompagne beaucoup de gens qui ne sont pas nécessairement prêts à intégrer tout de suite le marché de l’emploi, même si l’employeur est très conciliant, qu’il fait des efforts au niveau de l’acceptation et du volet psychosocial. Puis, on a aussi une autre partie de notre clientèle qui vient pour des services rapides ou pour de l’accompagnement de courte durée», ajoute Mme Bellemare qui souligne avoir sous la main une équipe de plus d’une dizaine de professionnels dévoués qui contribue au développement de la jeunesse dans la MRC de Maskinongé. Pénurie de main-d’œuvre Le Carrefour jeunesse-emploi met la main à la pâte pour aider les entreprises de la région à combler leurs besoins en main-d’œuvre. «On travaille tout le monde ensemble. On a rarement vu une situation comme ça. C’est la priorité de tout le monde. Il y a différentes façons de combler les postes. On parle beaucoup d’immigration et c’est vrai aussi. À ce sujet-là, on collabore avec le Service d’accueil des nouveaux arrivants et la MRC pour le projet maillage et Place aux jeunes, mais il ne faut pas oublier les gens qui sont aptes au travail qui sont déjà dans la MRC de Maskinongé», mentionne Josée Bellemare. À cet effet, depuis avril dernier, le projet Objectif Emploi incite les gens qui font une première demande à l’aide sociale d’aller plutôt vers les bancs d’école ou l’emploi. «On y croit vraiment à ce projet-là. C’est une main-d’œuvre qui est ici, qui n’a bien souvent aucune contrainte à l’emploi, mais qui a besoin d’accompagnement. On les accompagne par des stages ou des plateaux de travail. Parfois, ça peut aussi passer par un retour à l’école parce que sinon ces gens occuperaient des emplois précaires toute leur vie s’ils ont seulement un deuxième secondaire, par exemple. C’est pourquoi on joue un rôle important pour référer ces gens-là et pour offrir le soutien nécessaire. Il n’y a pas de mauvais parcours!» Le CJE avance qu’il y a des besoins à tous les niveaux, mais qu’un minimum de scolarité aide à dénicher un emploi. «Souvent, ça permet d’avoir un minimum d’intérêt pour un emploi et dans un secteur où ils ont étudié pour travailler. On veut que les jeunes travaillent dans quelque chose qu’ils aiment. De cette façon, ça assure une stabilité à plus long terme. On veut combler des postes, mais on veut aussi que les gens s’actualisent et se développent à leur plein potentiel. Et ça, ça peut passer par un retour aux études», formule la directrice. Josée Bellemare reconnait que les besoins sont grands dans tous les secteurs d’activité.  En fonction du parcours de chaque individu, le CJE prépare les gens à intégrer le marché de l’emploi. «Dans certains cas, le processus est plus long, mais ils sont bien préparés. Après avoir passé chez nous, on sait que dès qu’ils intègrent un emploi, ces gens n’auront pas besoin d’un accompagnement soutenu ou tout simplement de revenir nous voir». Par ailleurs, mentionnons que l’organisme offre, depuis tout récemment et selon les besoins, un accompagnement personnalisé dans les entreprises du territoire.

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