ATrahan et Lucyporc: la fusion est complétée

Photo de Pier-Olivier Gagnon
Par Pier-Olivier Gagnon
ATrahan et Lucyporc: la fusion est complétée
Christian Rivard, directeur de l'usine ATrahan, Louis Banville, vice-président, Ressources humaines chez Olymel et Marco Dufresne, vice-président, ingénierie et gestion de projet chez Olymel. (Photo : Photo Pier-Olivier Gagnon)

YAMACHICHE. L’usine d’abattage, de découpe et de transformation de porc d’ATrahan, division d’Olymel à Yamachiche, a accueilli lundi la deuxième et dernière vague d’employés de Lucyporc qui ont rejoint les 556 travailleurs de l’usine du chemin des Acadiens.

Il s’agit là de l’aboutissement du projet annoncé en août 2016  dans le cadre du partenariat d’affaires conclu encore Olymel et le Groupe Robitaille. L’usine Lucyporc qui produit notamment le porc Nagano et établie à Yamachiche depuis l’an 2000 cessera complètement ses activités le 26 avril prochain.

Avec l’ajout des 351 employés de Lucyporc, Olymel deviendra le plus important employeur de la région avec 1 150 travailleurs. «On doit souligner la collaboration des directions des deux établissements. Il y a eu un travail incroyable des gens au niveau des opérations et de l’ingénierie. Il y a eu une collaboration importante de l’ensemble des employés de l’usine. Nos employés ont collaboré, ils ont été participatifs et à l’écoute. On doit remercier aussi tout notre personnel et nos partenaires syndicaux qui ont été d’une grande aide et d’un grand support tout au long du processus», mentionne Louis Banville, vice-président, Ressources humaines chez Olymel.

Modernisation de l’usine

Lors des derniers mois, Olymel a investi plus de 120 millions de dollars dans l’agrandissement, la modernisation et le réaménagement de ses installations dans son usine de Yamachiche. Les travaux qui se sont déroulés au cours des deux dernières années ont notamment permis d’installer un nouveau système d’abattage au CO2, d’agrandir l’aire d’accueil des porcs, d’agrandir et d’aménager de nouveaux réfrigérateurs à carcasses, d’aménager un nouveau système de traitement des eaux usées, de moderniser les systèmes de production pour intégrer la robotisation et des équipements à la fine pointe de la technologie et d’agrandir l’espace d’entreposage et d’expédition.

Ce projet permet également la mise sur pied d’un deuxième quart de travail afin de répondre au souhait d’Olymel de doubler de façon progressive sa capacité d’abattage qui doit passer de 18 000 à 40 000 porcs par semaine.

Enjeu majeur: l’emploi

Pour répondre aux besoins de l’entreprise, plus de 400 nouveaux travailleurs doivent être embauchés. De ce nombre, 225 personnes ont déjà été recrutées, et ce, à 96 % dans la région, soit 51 % à Trois-Rivières, 23 % à Shawinigan et 22 % dans la MRC de Maskinongé. Olymel cherche toujours à faire l’embauche de 240 nouveaux travailleurs par le biais de différents moyens, dont son programme de référencement interne, par des stratégies de recrutement sur les médias sociaux ou encore avec sa participation dans les salons ou journées de l’emploi.

Évidemment, pour intégrer les nouveaux travailleurs, Olymel a dû faire face à de nombreux défis. «Tout au long des travaux, on devait maintenir les opérations. Il fallait aussi s’assurer de faire le recrutement nécessaire dans une période où il y a pénurie de main-d’œuvre et d’assurer l’intégration de ces nouveaux employés à l’intérieur de l’usine. On a toujours dit que le programme des travailleurs étrangers était une solution de dernier recours», souligne M. Banville.

Par ailleurs, Olymel a annoncé qu’elle se chargera de préserver à l’état naturel un milieu humide de plus de 4 500 m² derrière l’usine.

L’inauguration de la nouvelle usine d’Olymel à Yamachiche, dont la vocation misera essentiellement sur la production de produits à valeur ajoutée destinés à 60 % aux marchés asiatique, mexicain et américain, est prévue en juin prochain.

Réduction des GES

Dans une prochaine phase, Olymel prévoit s’attaquer à la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. «On veut réduire nos émissions de 5 550 tonnes par année. Ça correspond à environ 5 % de nos émissions chez Olymel. On veut récupérer la chaleur de différents équipements ou de procédés afin de réchauffer l’eau et l’air. On n’utilisera presque plus de gaz naturel», révèle Marco Dufresne, vice-président, ingénierie et gestion de projet chez Olymel.

Suivez Pier-Olivier Gagnon sur Twitter: @POGagnon

Partager cet article

1
COMMENTEZ L'ARTICLE

avatar
1 Comment threads
0 Thread replies
0 Followers
 
Most reacted comment
Hottest comment thread
1 Comment authors
Véronique Recent comment authors
  S'inscrire  
plus récents plus anciens plus de votes
Me notifier des
Véronique
Invité
Véronique

Qu’adviendra-t-il de l’ancienne usine Lucyporc?