Agrandissement du LET : Énercycle tâte le pouls du voisinage
ENVIRONNEMENT. À quelques mois du dépôt de l’étude d’impact sur le projet d’agrandissement de son lieu d’enfouissement technique (LET), Énercycle tenait le 20 janvier une soirée d’information pour les citoyens de Saint-Étienne-des-Grès et de Notre-Dame-du-Mont-Carmel afin de présenter le projet et d’entendre leurs préoccupations.
“On va leur présenter le projet, mais on va surtout les écouter. On veut surtout entendre leurs préoccupations, ce qui les habite, leurs idées”, explique Sylvie Gamache, cheffe de service aux communications pour Énercycle.
À la suite de la présentation du projet au centre communautaire de Saint-Étienne-des-Grès, sur la rue Saint-Alphonse, une période de questions aura lieu puis la soirée se terminera par un atelier participatif afin de recueillir les préoccupations, les questions et les idées de bonification des gens présents.
“On va faire ça de façon très conviviale pour vraiment établir un dialogue avec eux. C’est une démarche qui est volontaire de notre part. Ça va nous aider à bien saisir les préoccupations des citoyens qui nous entourent. Et puis de peut-être moduler dans la mesure du possible le projet”, précise-t-elle.
Énercycle prévoit déposer son étude d’impact d’ici la fin de l’été 2026 afin que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) puisse tenir ses audiences publiques à l’automne. L’objectif est d’obtenir les autorisations gouvernementales en 2027 pour débuter les travaux en 2028 et une mise en service du nouveau LET en 2031.
Agrandissement projeté de 25 hectares
Rappelons que le projet consiste à agrandir le LET de Saint-Étienne-des-Grès d’environ 25 hectares, en vue d’accueillir un volume supplémentaire de 5 millions de mètres cubes de matières résiduelles.
Actuellement, le site est d’une capacité d’un peu plus de 6 millions de mètres cubes et atteindra sa pleine capacité en 2031. “Nous sommes présentement dans la 6e cellule sur 7″, rappelle Stéphane Gauthier, directeur adjoint opérations et infrastructures chez Énercycle.
Cet agrandissement est nécessaire même si l’arrivée des bacs bruns en 2023 en Mauricie a fait diminuer le nombre de tonnages de matières résiduelles à enfouir. “Les matériaux secs provenant des chantiers de construction et de démolition sont enfouis chez nous depuis que Bellemare a atteint la capacité maximale de son site. Ce qui fait qu’au final, on est revenu presque au même de volume de matière à enfouir”, explique Stéphane Comtois, directeur général d’Énercycle. Si le gouvernement donne son aval, le nouveau LET pourrait permettre la poursuite des activités à Saint-Étienne-des-Grès pour 25 années supplémentaires à compter de 2031.
Rappelons qu’Énercycle est composé de 37 municipalités membres. En Mauricie, seules celles de Notre-Dame-de-Montauban et Maskinongé n’y adhèrent pas, faisant enfouir leurs déchets respectivement à Neuville, dans la MRC de Portneuf, et à Sainte-Geneviève-de-Berthier dans la MRC d’Autray. Précisions que La Tuque n’est pas membre d’Énercycle mais y fait enfouir ses matières en tant que client.
Le site de Saint-Étienne-des-Grès est en exploitation depuis 1977 et ce n’est qu’en 1995 que la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie – devenue Énercycle – est devenue propriétaire après avoir exproprié la multinationale Waste Management qui l’avait acquis pour sa part en 1989.
