À la tête de Sainte-Ursule depuis 20 ans

-SAINTE-URSULE. Vingt ans à la mairie et toujours la même flamme. Réjean Carle, maire de Sainte-Ursule depuis octobre 2005, ne cache pas son attachement profond à sa municipalité. Derrière son sourire affable se dessine un homme de terrain, un élu pour qui le mot « engagement » prend des airs de bénévolat prolongé.

« Ce qui est important pour moi, c’est la qualité de vie des citoyens. Que les gens soient heureux à -Sainte-Ursule », confie-t-il.

Lorsqu’il se retourne sur ses deux décennies de service, M. Carle égrène les réalisations avec une mémoire précise. « Quand j’ai commencé il y a 20 ans, c’était le rang Fontarabie qu’on a amélioré. Là, dernièrement, c’était le rang Beaupré. On modernise morceau par morceau. »

Mais sa plus grande fierté se trouve dans les parcs et les terrains de jeux. « Quand je suis arrivé comme conseiller, le terrain de baseball était abandonné. J’ai dit : je vais m’en occuper. Aujourd’hui, on a un beau terrain, un parc propre, un lieu dont les citoyens sont fiers », raconte-t-il.

L’amélioration des réseaux d’eau et d’égouts figure aussi parmi ses chantiers marquants. « On a réussi à donner l’eau à la rue Foisy, on a branché des dizaines de maisons au réseau d’égouts. Ça a pris du temps, mais on l’a fait », souligne-t-il.

Après l’entrevue, le maire a tenu à faire visiter lui-même les terrains de jeux modernisés. L’Écho y a découvert des installations sportives bien entretenues, un jardin communautaire où poussaient des tomates bien rouges, ainsi que quelques pommiers accessibles à tous. « C’est ça que je voulais, que les citoyens se sentent chez eux dans ces espaces-là », résume M. Carle en croquant dans une pomme.

Le défi du développement

À l’heure où Sainte-Ursule attire de nouveaux projets immobiliers, les défis se renouvellent. « Il va falloir remettre certains secteurs aux normes, moderniser nos infrastructures. C’est compliqué, mais on va travailler ensemble », assure le maire qui sollicite un sixième mandat.

Un autre dossier de longue haleine l’occupe : le développement du Parc des chutes. La municipalité gère les sentiers, mais souhaite attirer des partenaires privés pour y ajouter des chalets et bonifier l’offre touristique. « On veut que ça devienne un lieu encore plus vivant, à la hauteur de notre belle municipalité », dit-il.

Une vocation née du bénévolat

Entré en politique municipale « presque par accident », après des années de bénévolat dans les loisirs et les organismes communautaires, Réjean Carle n’a jamais perdu de vue cette approche : ouvrir les portes aux initiatives citoyennes. « Quand quelqu’un veut organiser quelque chose, on ne doit pas lui fermer la porte. Au contraire, on l’appuie », insiste-t-il.

C’est -peut-être ce qui explique l’ambiance sereine qu’il décrit à Sainte-Ursule. « Les gens sont heureux, les organismes fonctionnent bien, il y a une belle complicité dans la communauté. »

Marié depuis 51 ans, père d’une fille qui souhaite, elle aussi, s’engager en politique municipale (à Saint-Léon-le-Grand) et grand-père de deux jeunes adultes, M. Carle souligne le rôle central de sa famille dans son parcours. « Ma femme m’a toujours appuyé. Elle ne vient pas au conseil, mais elle m’écoute. Elle m’a donné cette stabilité qui, je pense, se ressent aussi dans la vie publique. »

Et malgré ses 71 ans, celui qui a grandi et habite toujours la maison familiale dans un rang voisin de la municipalité ne songe pas à se retirer. Au contraire : il sera de nouveau sur les rangs au scrutin du 2 novembre prochain.