Légère hausse de fréquentation après une période un peu plus difficile

Légère hausse de fréquentation après une période un peu plus difficile

Marc Bellemare, coordonnateur et Bianca Perron, animatrice responsable à la Maison de jeunes l'Éveil jeunesse de Louiseville.

Crédit photo : Photo Pier-Olivier Gagnon

Maison de jeunes l’Éveil jeunesse de Louiseville

LOUISEVILLE. Victime encore trop souvent victimes de préjugés, les maisons de jeunes jouent un rôle essentiel dans la vie des adolescents qui ne cherchent qu’à trouver leur identité et socialiser.

La Maison de jeunes (MDJ) l’Éveil jeunesse de Louiseville se veut un lieu de rencontre animé, de support et d’écoute pour les jeunes de la région âgés entre 12 et 17 ans. Un milieu de vie fréquenté sur une base volontaire par plus d’une vingtaine de jeunes, en moyenne, chaque soir d’ouverture.

Il y a deux ans, l’organisme a vu sa clientèle chuter. Depuis, les efforts ont été considérables pour rétablir la situation. «On a eu un méchant creux au niveau de l’achalandage et de la relève. Après cette période difficile, on s’est fixé des priorités, notamment celle d’attirer de nouveaux jeunes. On a mis beaucoup d’efforts sur le recrutement et la promotion. On a réussi à se bâtir un nouveau noyau de jeunes. Beaucoup d’entre eux  sont âgés de 12 et 13 ans. Notre clientèle est jeune, mais ça assure une relève pour les prochaines années», explique Marc Bellemare, coordonnateur de la Maison de jeunes l’Éveil jeunesse de Louiseville.

Pour s’assurer de maintenir l’intérêt de sa clientèle, l’organisme a sacrifié une partie de son budget, déjà restreint, pour créer des activités à des prix réduits et augmenter la participation.

Dernièrement, l’organisme a également dû jongler avec un important roulement de personnel au sein de son équipe de travail. Ce problème semble toutefois être réglé, indique la MDJ. «C’est certain que ce n’est pas évident de garder les jeunes quand tu dois intégrer de nouveaux animateurs et créer de nouveaux liens avec eux. Pour que les jeunes restent avec nous, ça prend une certaine confiance. Par contre, aujourd’hui, les résultats sont là. La maison de jeunes se porte bien et elle est bien achalandée», fait valoir M. Bellemare, qui mise sur une équipe de travail paritaire de six personnes.

«Au lieu de développer, on doit présentement consolider»

– Marc Bellemare

Ouvert à tous

La Maison de jeunes l’Éveil jeunesse de Louiseville gagne à être connue. Ce lieu propice à la communication et au développement personnel favorise l’expression, l’intégration sociale, l’inclusion, l’épanouissement, l’autonomie, le partage, l’écoute et l’échange. C’est également un lieu de prévention, de sensibilisation et d’information où les animateurs accompagnent et soutiennent les jeunes à une période de leur adolescence. «Le jeune vient ici principalement à cause du lien qu’il établit avec les animateurs. Il a besoin de points de repère dans sa vie. Il y a parfois une petite déchirure normale avec les parents. Souvent, les jeunes vont s’associer avec des amis ou avec des personnes significatives qui auront une écoute attentive. Il n’y a rien de mieux que les animateurs de notre maison de jeunes pour ça», croit-il.

«On ne rejoint pas seulement les jeunes en difficulté. Quand les adultes ou les parents viennent nous voir, ils découvrent vraiment ce qu’on fait. On véhicule de belles valeurs et tous les adolescents ont accès à l’établissement. On a un emplacement physique, mais on rayonne beaucoup sur le territoire», précise M. Bellemare.

Manque de financement

Comme la plupart des organismes communautaires, la Maison de jeunes l’Éveil jeunesse de Louiseville profite de l’élection d’un nouveau gouvernement pour rappeler le manque de financement pour réaliser pleinement sa mission et pour développer de nouveaux projets collectifs et bénéfiques pour l’ensemble de la communauté.

«On a peu d’argent et on n’en reçoit pas plus. On doit essayer d’engager des ressources à 12$ ou 13$ de l’heure qui ont une responsabilité de s’occuper de jeunes adolescents. Ce n’est pas évident. Présentement, on n’a pas non plus les fonds pour développer de nouveaux projets. Il va falloir recevoir des nouveaux argents un moment donné parce qu’on a de la difficulté à suivre. Si le salaire minimum augmente, les employés sont augmentés du même taux. Nous avons été indexés à 1,6 % cette année, mais l’indexation représente pas mal l’augmentation salariale. Ça n’aide pas nos frais fixes, notre développement, nos projets et nos activités. C’est un problème partout dans le milieu communautaire. Au lieu de développer, on doit présentement consolider», témoigne Marc Bellemare.

Impact fort

Malgré les barrières financières, l’organisme a su établir des liens forts avec plusieurs partenaires du milieu et met au cœur de ses priorités l’implication sociale dans la collectivité. «On veut que les jeunes qui fréquentent notre milieu deviennent des citoyennes et des citoyens critiques, actifs et responsables. On s’implique dans des activités sociales. Les gens pensent qu’une maison de jeunes, c’est seulement récréatif, mais non! C’est beaucoup plus social! Jouer une partie de tennis de table ou de billard avec un jeune peut nous amener sur une discussion qui va l’aider dans sa vie. Le volet récréatif est souvent un prétexte pour l’aider et pour qu’il s’ouvre à nos animateurs. Ça se fait dans un encadrement bien précis», rapporte le coordonnateur.

La Maison de jeunes l’Éveil jeunesse de Louiseville ne compte pas moins de 140 membres. Créé en 1985, l’organisme permet d’outiller chaque année de nombreux jeunes. La population est invitée à découvrir cet endroit unique et riche en activités structurées.

Le saviez-vous?
La MRC de Maskinongé compte trois maisons de jeunes sur son territoire, soit à Louiseville, Saint-Paulin et Saint-Alexis-des-Monts (même organisation) ainsi qu’à Saint-Élie-de-Caxton.

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