Joël Chiarello fait carrière en Europe

Jonathan Cossette jonathan.cossette@tc.tc
Publié le 20 août 2014
Joël Chiarello fait carrière en Europe
Photo TC Media - Jonathan Cossette

SOCCER. Le Trifluvien Joël Chiarello s'était fixé un but dans sa jeunesse non pas si lointaine et il a décidé de faire en sorte qu'il se réalise. Il voulait devenir joueur de soccer professionnel, même si ça impliquait de quitter le nid familial dès l'âge de 13 ans et le Canada à 17 ans. Puis aujourd'hui, il a mis sur pied son académie de soccer pour inculquer son savoir aux plus jeunes de la région.

Dès l'âge de 8 ans, Joël n'avait qu'une idée en tête: devenir joueur de soccer professionnel.

«J'ai commencé à Trois-Rivières avec le club de l'Albatros. Je suis parti à l'âge de 13 ans pour étudier en sports-études à Lac St-Louis. J'avais une très forte ambition puisque j'ai toujours été quelqu'un qui pousse jusqu'au bout. J'ai joué au niveau AAA là-bas de 14 à 16 ans. À 17 ans, je suis revenu à Trois-Rivières pour disputer une session d'été où nous avons remporté les grands honneurs», souligne d'abord l'athlète aujourd'hui âgé de 20 ans.

Ensuite, c'était l'Europe qui attendait le jeune défenseur latéral gauche.

«À 17 ans, je suis allé habiter à Agde, en France, pour une durée de deux ans. L'équipe évoluait en deuxième division (moins de 19 ans) appelée Championnat excellence. Ensuite, j'ai décidé de faire le saut pour aller jouer en première division moins de 19 ans. On jouait contre des équipes professionnelles et des centres de formation. Bref, contre des gars qui ont signé pro durant l'année quand même.»

«Ça commencait à devenir professionnel! Nous partions à Paris pour une durée de six à sept heures de route, nous dormions à l'hôtel, nous disputions la rencontre et nous revenions. On commençait vraiment à entrer dans un milieu plus structuré et organisé, où tout est calculé.»

Moments difficiles

L'année suivante fut différente pour le jeune Trifluvien.

«Je me suis ensuite retrouvé sans équipe. C'était difficile après avoir évolué dans une division où j'affrontais des pros et où les joueurs sont recrutés, surtout quand tu as un bon niveau de jeu et que ton attitude est impeccable», explique-t-il.

«J'ai cherché des clubs en quatrième division. Je me suis intéressé aux clubs de CFA et j'ai eu des essais avec quelques équipes. Ce fut concluant de mon côté, mais on t'explique ensuite que ça ne marchera pas. Le joueur qu'ils avaient pris à ma place avait un agent alors j'ai compris que ça m'en prenait un. Je me suis joint à Morris Pagniello qui m'a trouvé une équipe en Italie où j'ai signé mon premier contrat professionnel avec le Trento Calcio.»

Puis l'équipe est tombée en faillite à la fin de la saison.

«Ce fut une bonne année au niveau social puisque j'étais avec des bons gars. À Trento, les gens ont été corrects et j'ai appris énormément sur le plan de soccer. Sur tout le reste, ce fut la catastrophe dans des conditions invivables. Nous vivions avec cent euros par mois pour manger, l'eau était mauvaise, nous avions perdu l'électricité et le gaz et le voisin était désagréable. L'équipe nous avait fait des promesses qu'elle n'a jamais tenues.»

En Europe pour y rester

Bien qu'il n'ait pas de contrat présentement, Joël Chiarello entend poursuivre sa carrière en Europe.

«C'est la récession en Europe alors ce sera dur de trouver un club qui offrira plus de cent euros par mois. Mon rêve demeure de jouer en Europe. C'est une ambiance différente et les gens vivent de ce sport. Tu es à une heure seulement de Milan et de la Suisse. Autant pour les Européens que l'Amérique est attirante, autant que pour moi, c'est l'Europe qui m'attire.»

Son Académie

De retour en Mauricie pour la saison estivale, le jeune Trifluvien en a profité pour offrir ses services à des jeunes qui habitent des régions plus éloignées des grands centres.

«Je suis allé donner une clinique à des jeunes de La Tuque et de Ste-Anne-de-la-Pérade cet été. J'ai toujours ressenti le devoir de redonner ce qu'on m'avait enseigné. Même si je n'ai que 20 ans, il y des trucs que les gens peuvent aller chercher de mon côté parce qu'ils ne l'ont jamais vécu.»