On distingue Chantale Larouche, présidente de la Fédération nationale des communications-CSN, Sylvain Bourassa, vice-président du syndicat des employés de TQS Mauricie et Gilles Dubuc, président du Conseil central du Cœur du Québec-CSN. Photo, L'HEBDO JOURNAL
Un cri du cœur pour TQS Mauricie
Les opposants au plan de Remstar font valoir leurs arguments devant les commissaires du CRTC
Un chapitre important s'est joué cette semaine pour les employés de TQS-Mauricie. Suite à l'annonce l'abolition de la salle de nouvelles et de l'arrêt de la production commerciale de la part de Remstar, nouvel acquéreur du réseau de télévision, les opposants à cette mesure ont fait front commun et ont demandé au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) de pouvoir garder la station en vie.
Lors de l'audience de mardi, par le biais d'un vidéo-conférence, le syndicat des employés de TQS Mauricie et le syndicat des réalisateurs de TQS Mauricie ont déposé conjointement un mémoire aux commissaires du CRTC. Celui-ci parle notamment de l'importance du service de nouvelles et de la production commerciale en région.
«Nous voulons démontrer au CRTC qu'avec la montréalisation de l'information au cours des dernières années, les voix des régions diminuent sans cesse. Aussi, nous expliquons que l'importance de préserver la salle de nouvelles réside dans le fait que TQS s'est spécialisée dans la couverture d'événements locaux. Ce dernier point est lui aussi assez majeur, car il permet aux organismes d'ici d'avoir une visibilité. C'est dans ce sens que nous voulons démontrer que notre présence est essentielle en région», fait savoir Sylvain Bourassa, vice-président du syndicat des employés de TQS Mauricie.
Un plan de relance mis en doute
Selon M. Bourassa, le plan de relance de Remstar est impensable sans salles de nouvelles. «Le nouvel acquéreur propose de faire des émissions avec un animateur qui interviendra lors de lignes ouvertes ou avec du journalisme-citoyen. Je ne crois pas que cette méthode soit la bonne, car malgré leur bonne volonté les journalistes en herbe ne possèdent pas la même rigueur et ne recueillent pas les informations de la même manière qu'un journaliste professionnel peut le faire.»
Après le dépôt du mémoire, Sylvain Bourassa s'est dit satisfait de l'écoute des commissaires du CRTC. «Nous avons la conviction que le CRTC renvoie Remstar faire ses devoirs et que le plan de relance chatouille beaucoup les commissaires.»
Rappelons qu'en Mauricie, les nouvelles mesures de Remstar touchent directement 37 employés. À cet effet, la production commerciale qui devait être interrompue le 31 mai se poursuivra jusqu'au 31 août date prévue de l'abolition des bulletins de nouvelles ainsi que de la mise à pied des employés.
Mercredi, Remstar reviendra devant les commissaires afin de présenter une émission pilote pour montrer ce à quoi ressemblerait la nouvelle programmation et expliquer le financement du plan de relance.