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«Une seule étincelle peut changer toute une vie»

Martin Sylvestre par Martin Sylvestre
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Article mis en ligne le 12 mai 2008 à 15:03
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«Une seule étincelle peut changer toute une vie»
Depuis 25 ans, la Lotopompier vient en aide aux grands brûlés de la province. On aperçoit, Michel Parent, directeur adjoint à la division du service des incendies de la Ville de Trois-Rivières, Robert Marien comédien et parrain d'honneur de la Fondation des pompiers du Québec pour les grands brûlés, la mascotte Lance-o-feu, Sylvia Garand, porte-parole des grands brûlés du Québec en Mauricie et Dany Cloutier, chef de division à la division du service des incendies de Trois-Rivières. Photo, L'HEBDO JOURNAL
«Une seule étincelle peut changer toute une vie»
Effacée du paysage trifluvien depuis quelques années, la Lotopompier Distributel effectue un retour en force dans les différentes casernes en 2008. Depuis 25 ans, ce moyen de financement mis de l'avant par un groupe de pompiers désireux de faire leur part pour la société vient en aide aux grands brûlés du Québec.
À raison de trois dollars par billet, la population peut contribuer à cette cause. Selon Robert Marien, porte-parole pour une 15e année de la Lotopompier et parrain d'honneur de la Fondation des pompiers du Québec pour les grands brûlés, personne n'est à l'abri d'un incendie, une tragédie qui frappe sans distinction. «Une seule étincelle peut changer toute une vie», insiste-t-il.

Au fil des ans, l'ampleur de cette collecte a été telle que son impact a propulsé la recherche médicale québécoise dans ce domaine parmi les chefs de file de la planète. L'an dernier, la Lotopompier a permis d'amasser environ 450 000 dollars pour un total de près de dix millions depuis sa fondation.

Les principaux établissements qui bénéficient de cette somme pour la recherche et l'achat d'équipements spécialisés sont le Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), l'hôpital Sainte-Justine à Montréal et l'hôpital Enfant-Jésus situé à Québec.
Une vie qui bascule
En 1996, l'avenir était plein de promesses pour Sylvia Garand jusqu'au jour fatidique du 20 juin. Se destinant à une carrière d'enseignante cette native de Shawinigan-Sud voit sa vie basculer alors qu'elle se rend dans un bistrot de l'endroit. Avant de quitter l'établissement, Sylvia se rend aux toilettes et c'est là que tout son univers s'écroule.

Une cigarette mal éteinte enflamme le bas de son pantalon et transforme Sylvia, lorsqu'elle sort de la pièce, en véritable torche humaine. En l'espace de quelques minutes, elle se retrouve brûlée au troisième degré sur 91% de son corps.

Au total, Sylvia passe 14 mois d'hospitalisation consécutifs pour ne revenir chez elle qu'au mois d'août 1997. Depuis ce triste événement de juin 1996, elle a subi 73 chirurgies sous anesthésie générale. Ces dernières ont été effectuées dans le but d'améliorer sa mobilité et sa qualité de vie.

Au départ, Sylvia avait le choix de baisser les bras ou de se battre pour sa vie. Pour la résidente de Notre-Dame-du-Mont-Carmel aujourd'hui âgée de 49 ans, la deuxième option ne faisait aucun doute. «J'ai du tout réapprendre comme un enfant. J'aurais pu avoir du ressentiment, mais ce n'est pas ce que j'ai choisi. À force de détermination, je suis devenue conférencière motivologue et je raconte mon histoire dans plusieurs organismes et écoles de la province. Cet événement m'a amené à vivre un jour à la fois et surtout, profiter du moment présent», raconte la porte-parole des grands brûlés du Québec en Mauricie.
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