Le réseau TQS, comme nous le connaissons actuellement, va disparaître graduellement du paysage télévisuel. Le nouveau propriétaire, Remstar, a annoncé mercredi des coupures drastiques.
À compter du 2 juin, le service de production commercial deviendra inopérant. Puis à compter de septembre, c’est tout le service des nouvelles qui sera interrompu. Au total, 16 employés de la Mauricie se retrouveront au chômage, 270 au total dans tout le réseau.
Évidemment, mercredi matin, tout le monde avait le moral dans les talons. Ce qui a été annoncé est pire que tout ce à quoi les artisans de cette télé régionale s’attendaient.
Le journaliste Sylvain Bourassa y est allé d’un commentaire assez direct. «Ça veut dire que Remstar n’a jamais cru à l’information régionale. C’est une voix de moins pour la région.» Même son de cloche du côté de sa collègue, la chef d’antenne, Danny Côté. «Les gens vont perdre leur information régionale. Moi, ça fait six ans que je suis ici et que je donne tout mon cœur à l’ouvrage.» Difficile de se motiver dans les circonstances. «Quand tu apprends que dans quelques mois tu vas perdre ton emploi, c’est difficile. Nous sommes cependant des professionnels et nous allons continuer à faire notre travail», de lancer un autre journaliste, Patrick Bégin.
Remstar promet que les régions seront sollicitées pour diverses productions. Le syndicat n’y croit pas trop. «Nous ne savons pas quel genre de production. Ils veulent se diriger vers une télévision généraliste spécialisée. Ils vont rater leur coup. En congédiant autant de monde, je ne sais pas ce que ça va donner!», d’ajouter l’un des porte-parole syndicaux, Yves Bastien.
Là où le bât blesse également pour les employés de TQS, c’est que les primes de départ, les congés pour maladie et les vacances deviennent maintenant des créances servant à éponger la dette. Ils ne recevraient qu’une partie de ce qui leur est dû. Il est possible qu’un débat juridique s’enclenche sur cette question.
Mercredi, les journalistes ont été autorisés à ne pas présenter de bulletin d’information en fin de journée, le temps d’avaler cette bombe qui, visiblement n’est pas facile à prendre.
À lire:La Fédération professionnelle des journalistes dénonce TQS:
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Photo, Transcontinental Mauricie (HJ)