Une pénurie qui a ses avantages
Certains brasseurs trouvent des avantages à cette pénurie mondiale de houblon. Certes, ils doivent revoir leurs recettes et se creuser la tête pour trouver des houblons semblables aux variétés non accessibles, mais on note également quelques points positifs.
«Les deux seules choses que je vois de positif là-dedans, c'est qu'il va y avoir des projets de houblonnière au Québec et que des brasseurs vont peut-être plus se pencher vers les recettes à l'ancienne où on n'utilisait pas de houblon!», note Francis Foley, brasseur à la microbrasserie À la fût de Saint-Tite.
Jean-Luc Marchand, brasseur au Gambrinus de Trois-Rivières, ajoute que la clientèle, en raison de la pénurie, découvrira sans doute de nouveaux goûts. Entre autres puisqu'à la microbrasserie trifluvienne, on a fait l'acquisition de houblon en provenance d'Oregon. «C'est un houblon plus difficile à travailler, mais il est beaucoup plus aromatisé», explique le brasseur. (AAT)