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Diversification économique: le cas de Québec expliqué à la Mauricie

Andrée-Anne Trudel par Andrée-Anne Trudel
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Article mis en ligne le 3 mars 2008 à 12:45
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Diversification économique: le cas de Québec expliqué à la Mauricie
Québec était doté de plusieurs parcs industriels, mais Jean-Guy Paquet voulait un parc technologique. Photo L'Hebdo
Diversification économique: le cas de Québec expliqué à la Mauricie
Le président-directeur général de l'Institut national d'optique et ancien recteur de l'Université Laval, Jean-Guy Paquet, a su captiver près de 300 gens d'affaires de la Mauricie lors de l'événement Contact Affaires qui se tenait à Shawinigan à la mi-février. Il a expliqué le processus de la diversification économique de sa région, Québec.
C'est dans les années 1980 que Jean-Guy Paquet songea à l'idée d'implanter un parc technologique dans la région de Québec. «L'économie était alors axée sur le secteur public. La fonction publique rétrécissait et on anticipait un chômage élevé. Le chômage se situait à près de 8%. Le facteur qui a déclenché ma réaction, c'est quand le gouvernement fédéral, en 1983, a annoncé 15 nouveaux centres de recherches au Canada à la veille des élections. Aucun pour la région de Québec. À cette époque, j'étais recteur, et je me suis dit: "Ça n'a pas de bon sens. Il faut aller chercher notre centre de recherche!"», explique-t-il aux gens d'affaires présents.

Déterminé, Jean-Guy Paquet réussi, avec son équipe du Groupe pour l'avancement technologique et industriel de la région de Québec (GATIQ), a faire d'une capitale touristique, culturelle et politique, une capitale technologique.

La clé du succès: la concertation entre les gens d'affaires, les universitaires et les responsables gouvernementaux, avoir une vision de l'avenir et miser sur les pôles d'excellence.

Québec était alors, certes, doté de plusieurs parcs industriels, mais M. Paquet désirait davantage. Lui et les membres du GATIQ sont allés présenter quatre projets lors d'un sommet socio-économique qui se tenait à Québec. «Nous voulions créer un parc technologique, créer un institut d'optique, créer un centre de valorisation des biomasses et créer un centre de recherche sur l'informatisation des organisations», ajoute-t-il.

Aujourd'hui, le parc technologique de Québec compte près d’une centaine d’entreprises et de centres de recherche sur son territoire. Selon M. Paquet, le taux de chômage de la région de Québec est maintenant de 4,8% et certains secteurs d'activités sont en pénurie de main-d'œuvre.

«Ce n'est pas toujours facile de réaliser ses rêves. Il faut y croire et convaincre les gens de se concerter et de travailler dans la même direction. Le modèle de Québec, ce n'est pas un modèle qui s'applique partout. Ce qu'il faut retenir, ce sont les grands principes de bases qui font qu'on a réussi à faire un virage technologique», conclut-il.

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