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Ivan Apaolaza Sancho, un présumé terroriste basque, sera déporté du Canada

Presse Canadienne Article mis en ligne le 13 mai 2008 à 0:00
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MONTREAL - Ivan Apaolaza Sancho, un individu soupçonné d'appartenir à un mouvement terroriste basque, sera déporté du Canada.
Le commissaire Louis Dubé, de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié, estime qu'il y a suffisamment de preuves pour conclure que Sancho est un membre du groupe ETA. Il a ordonné sa déportation du Canada.
Sancho, 36 ans, nie toute association avec ce groupe terroriste: il est resté impassible quand M. Dubé a rendu sa décision. Il comparaissait par vidéo, mardi, du centre d'immigration où il se trouve depuis l'été dernier. Le commissaire Dubé a ordonné qu'il y demeure en détention pour les 30 prochains jours.
L'avocat de Sancho, William Sloan, entend contester l'ordre d'expulsion devant la Cour fédérale. Il compte également s'opposer à la détention de son client, cette fois devant la Cour supérieure du Québec.
Dans sa décision, le commissaire Dubé a cependant reconnu, comme le prétendaient les avocats de Sancho, qu'une partie de la preuve contre ce dernier doit être rejetée. Il s'agit, notamment, du témoignage d'Ana Belen Egues Gurruchaga, une Basque détenue en Espagne, parce qu'il a probablement été obtenu par la torture. Le commissaire a également rejeté un document policier européen décrivant Sancho comme un membre de l'ETA.
Le commissaire Dubé juge malgré tout qu'il y a une preuve suffisante du côté des déclarations sous serment de policiers et des mandats d'arrestation pour justifier l'expulsion. Me Sloan rétorque que c'est justement l'information obtenue du témoignage d'Ana Belen Egues Gurruchaga qui a servi à l'émission des mandats d'arrestation.
Sancho, un citoyen espagnol, devra également subir une évaluation de risque avant d'être expulsé. Son avocat croit qu'il faudra quelques mois avant que l'ordre d'expulsion ne soit appliqué.
Sancho avait été interpellé à Québec l'été dernier. L'Espagne le recherche relativement à une série d'attentats à la voiture piégée attribués à l'ETA.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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