Rémy Désilets a utilisé des jouets pour bien démontrer sa pensée au sujet des promesses libérales.
Photo, L'HEBDO JOURNAL
C'est dommage que le fédéral vienne s'ingérer dans la campagne électorale -Rémy Désilets
Un train et des blocs pour mieux se faire comprendre
Le candidat du Parti Québécois dans le comté de Maskinongé a sorti des jouets pour bien se faire comprendre lors de son point de presse lundi matin.
La mise en scène avait de quoi attirer l'attention lundi matin. Rémy Désilets avait choisi deux jouets afin de bien illustrer son propos.
Tout d'abord, il a utilisé un train-jouet, muni d'une vingtaine de wagons: «…pour illustrer les 50 bêtises du Parti libéral!» Tiré par une locomotive sur laquelle figurait une photo du premier ministre Jean Charest, M. Désilets a déclaré qu'on y retrouvait les promesses non tenues par le Parti libéral. Il a soutenu entre autres que le gouvernement en place n'avait investi que 50 % de ce qu'il avait promis, qu'il a coupé 103 millions $ chez les étudiants et que les charges des contribuables ont augmenté de 2.3 milliards de dollars alors que des baisses d'impôt avaient été promises. «Les familles de deux enfants en ont plein les oreilles et elles ont chacune 1004 $ de moins dans leurs poches. Charest promet, mais fait le contraire», a soutenu M. Désilets.
Éducation
Rémy Désilets a par la suite utilisé des blocs d'enfants pour expliquer la hausse des frais de scolarité des universités annoncée par Jean Charest. La lecture que fait M. Désilets de ce point du programme du Parti libéral est qu'à chaque session, les frais de scolarité seront augmentés de 50 dollars de plus, ce qui voudrait dire qu'au terme de cette mesure prévue pour cinq ans, l'étudiant aurait à assumer une hausse de 500 dollars par session. Un baccalauréat nécessitant habituellement six sessions coûterait donc 3000 $ de plus à chaque étudiant «Il veut nous faire croire que ça va seulement coûter 2 $ par semaine», s'exclame M. Désilets qui rappelle que le Parti Québécois est contre le dégel des frais de scolarité. «Ce sont les étudiants qui vont donner l'oxygène aux universités alors que ce devrait être le rôle de l'État,» conclut-il.
Au sujet de la présentation du budget fédéral lundi soir, M. Désilets dit déplorer l'ingérence du gouvernement Harper dans la campagne provinciale. «C'est évident que le fédéral est là pour mousser la campagne des libéraux et de l'ADQ. On n'est pas des nonos, mais on va nous aussi étudier ce qu'on pourra faire avec l'argent qu'Ottawa nous doit.»
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