"L'équipe libérale échoue à défendre les intérêts du Québec" -Rémy Désilets
Rémy Désilets, candidat péquiste du comté de Maskinongé, s'inquiète de la prise de position de Jean Charest et de son équipe quant à la question de la partition du territoire québécois advenant un référendum gagnant sur la souveraineté du Québec.
"Jean Charest a été incapable de dire clairement de quel côté il se situe dans le dossier de la partition territoriale. Il a bafouillé et évité de répondre à la question. Et que dire du silence de son équipe. Ici, en Mauricie, Francine Gaudet, André Gabias, Julie Boulet, France Beaulieu et Christian Fortin sont demeurés silencieux. Pourtant il s'agit de défendre les intérêts supérieurs de tous les québécois. Ce n'est pas une confrontation entre partisans du fédéralisme et de la souveraineté, c'est notre territoire", a déclaré M.Désilets.
Lorsque Jean Charest était chef du Parti conservateur, il avait affirmé, tout comme Stephen Harper, alors député réformiste en 1995, qu'il était loin d'être clair que le Québec n'est pas divisible. "Je trouve inacceptable que le premier ministre du Québec s'écrase ainsi ou qu'il ne veuille faire une campagne de peur à la sauce d'un fédéralisme de chantage. La défense de notre territoire est une condition sine qua none d'un premier ministre. C'est la première fois qu'un premier ministre du Québec bafoue l'intégrité du territoire québécois et sa nation. Pourtant, tous les prédécesseurs de Jean Charest l'ont défendu, qu'ils aient été fédéralistes ou souverainistes", a affirmé M.Désilets.
La division du territoire est d'ailleurs impossible sans la volonté du parlement québécois parce que la constitution canadienne est très claire à ce sujet : la garantie a été inscrite dans la Loi constitutionnelle de 1871 et elle n'a pas été remise en question depuis.
De plus, advenant un Oui à un référendum sur la souveraineté, le droit international et ses principes bien établis s'appliqueront. Selon ces principes, les frontières du Québec telles qu'elles étaient avant l'accession à la souveraineté constituent les frontières du nouvel État. Bref, les autres provinces ou le gouvernement fédéral ne pourront pas profiter de cette occasion pour réduire ou modifier le territoire du Québec sans son accord.
"Les citoyens du comté de Maskinongé doivent prendre conscience que Jean Charest et son équipe ne sont même pas capables de défendre adéquatement les intérêts supérieurs du Québec. Pouvons-nous faire confiance aux libéraux alors qu'ils ne respectent même pas ce principe intouchable ? Devons-nous prendre le risque de leur confier la gouvernance du Québec et du comté de Maskinongé ? Non, car Jean Charest et son équipe échouent au test de la défense des intérêts du Québec". conclu M.Rémy Désilets.
Collaboration spéciale Roger Leclerc