Être parent, une profession
Jour après jour, les familles d’accueil conjuguent au présent les verbes aider, supporter, soutenir, donner et aimer. Petit à petit, elles voient ces enfants et adolescents qu’elles accueillent apprendre à leur tour à conjuguer les verbes grandir, s’épanouir avoir confiance et aimer, au futur.
Depuis plusieurs années, le Centre jeunesse de la Mauricie et du Centre du Québec tente d’améliorer ses services auprès des jeunes ayant des besoins particuliers. Le manque de familles d’accueil leur met des bâtons dans les roues.
«Nous voulons un plus grand nombre de familles afin d’effectuer un meilleur pairage entre les jeunes et les familles d’accueil. Le mieux serait que les enfants demeurent dans leur milieu naturel, mais ce n’est pas toujours possible alors, en ayant plus de familles, nous pourrions mieux répondre aux besoins de chaque enfant,» explique une intervenante auprès des familles, Ginette Jourdain.
Les familles d’accueil n’ont pas nécessairement le même rôle qu’autrefois. Les parents substituts contribuent énormément au bon développement de l’enfant, ils sont d’importants partenaires pour le centre jeunesse. Ginette Bellerive, parent d’une famille d’accueil depuis plus de 10 ans se prononce à ce sujet.
«M’occuper de ces enfants depuis toutes ces années m’a permis de rester jeune et maintenant, je peux mieux les comprendre et les aider. J’ai la chance de les voir grandir et cheminer.»
Éviter un deuxième échec familial et le mieux-être des enfants est ce qui prime pour les centres jeunesse. Un bon pairage doit être fait pour permettre de belles réussites familiales.
«Quand j’étais plus jeune, j’ai connu quelqu’un qui était en famille d’accueil et c’est à ce moment que j’ai su que plus tard, ce serait moi qui aiderais les jeunes à mon tour,» explique-t-elle.
Présentement, 134 familles dans la grande région de la Mauricie et Centre-du-Québec ont décidé d’aider, d’améliorer la qualité de vie et de répondre aux besoins des enfants qui sont l’avenir de notre société.
«Cette expérience m’a davantage aidé à prendre soin de mes quatre fils. Du même coup, mes garçons ont pu prendre conscience de la réalité qui les entoure. Ce qui est important, c’est de prendre soin de ces enfants comme s’ils étaient les nôtres et de combler tous leurs besoins.»
Photo, L'HEBDO JOURNAL