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Saint-Élie, Saint-Mathieu et Saint-Boniface montrent les dents

Les 1200 riverains des trois municipalités devront se conformer à la loi sur l'environnement

Bernard Lepage par Bernard Lepage
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Article mis en ligne le 27 février 2008 à 17:38
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 Saint-Élie, Saint-Mathieu et Saint-Boniface montrent les dents
Le décor de ces chalets situés sur le bord du lac des Érables, à Saint-Mathieu-du-Parc, changera considérablement au cours des prochaines années si le règlement est adopté dans sa version préliminaire.
Saint-Élie, Saint-Mathieu et Saint-Boniface montrent les dents
Les 1200 riverains des trois municipalités devront se conformer à la loi sur l'environnement
Les municipalités de Saint-Élie-de-Caxton, Saint-Mathieu-du-Parc et Saint-Boniface s'apprêtent à déposer ce printemps un règlement plus musclé en regard de la protection des rives des nombreux lacs qui composent leur territoire.
Ce sont plus particulièrement les propriétaires de chalets déjà existants qui sont dans la mire puisque les nouvelles constructions sont déjà assujetties aux normes du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.

«En matière d'environnement, il n'y a pas de droits acquis», fait valoir Pierre Deshaies, un résident du lac Long, à Saint-Élie, qui agit comme personne-ressource dans l'élaboration du règlement pour le compte des trois municipalités.

S'il est adopté tel quel, le règlement interdira aux riverains l'usage de tout engrais – même biologique – pour les pelouses. Il en sera de même pour les jardins et les aménagements floraux qui sont aménagés sur la bande riveraine (10 à 15 mètres du lac). Le règlement interdira aussi de couper, tondre, tailler ou altérer toute végétation herbacée située sur la bande riveraine. Enfin, il obligera les propriétaires à revégétaliser d'ici novembre 2012 la bande riveraine de leur terrain.

«Adopté en 2007, ce règlement aurait été à l'avant-garde, signale M. Deshaie. Mais en 2008, nous ne ferons qu'être au diapason de ce qui se passe ailleurs au Québec. Certaines municipalités sont mêmes beaucoup plus restrictives.» Il faut dire en effet que l'explosion l'été dernier des cas d'algues bleues – 44 cas signalés en 2006 contre 194 en 2007 – a sonné l'alarme dans plusieurs conseils municipaux.

Pierre Deshaies a consulté une vingtaine de règlements municipaux dans les derniers mois afin d'élaborer sa propre version qui a été présentée aux conseils des trois municipalités qui en ont accepté les grands principes. Reste maintenant à en faire valider le contenu afin que la légalité du règlement ne soit pas attaquée.

L'une des mesures les plus susceptibles de susciter des débats est certainement celle qui interdira l'agrandissement d'un bâtiment si cette prolongation amène l'immeuble à l'intérieur de la bande de protection riveraine. En clair, les dérogations ne seront plus permises. «Pour eux, il faudra agrandir par en haut!», termine Pierre Deshaies.

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