Danielle Gravel a toujours gardé le cap sur l'importance d'avancer dans la vie, peu importe les circonstances. C'est une femme vraie. Photo, L'Écho de Maskinongé
Danielle Gravel: convoyeuse de fonds
Jeune femme de Louiseville qui œuvre au sein d'un milieu de travail non traditionnel
Il y a de ces femmes qu'on admire pour ce qu'elles font, pour ce qu'elles sont ou parce qu'elles réussissent là où plusieurs échouent. C'est le cas de Danielle Gravel, cette femme de Louiseville qui, n'ayant jamais baissé les bras devant les multiples obstacles, a toujours gardé le cap sur l'importance de progresser dans la vie, peu importe les défis qui se dressent devant elle.
Parallèlement à son travail de convoyeuse de fonds, Danielle est copropriétaire du commerce Flash Vidéo-Jeux de Louiseville, depuis deux ans. De plus, elle possède une formation en électromécanique.
À la vue de cette femme dynamique et féminine à la voix douce, on ne peut s'attendre à ce que Danielle Gravelle pratique le métier de convoyeuse de fonds et qu'elle assure le transport de colis à ses risques et périls. Mais ce métier dit non traditionnel peut-il convenir à tout type d'individu et surtout à une femme ? « À mon avis, il n'y a pas de métier d'hommes ni de femmes. Ce métier, je l'adore. Des circonstances particulières m'ont amenée à l'exercer. Je crois que ce qui importe dans un tel métier, c'est la force de caractères, ce que je possède assurément. Comme dans bien d'autres domaines où les hommes sont en majorité, il nous faut persévérer et prendre la place qui nous revient », raconte-t-elle.
Nature aventurière
Pour bien faire son travail, Danielle Gravel explique qu'elle doit constamment porter une arme ainsi qu'un gilet pare-balles. Travaillant dans la région de Trois-Rivières, elle se promène de lieu en lieu en effectuant le chargement et le déchargement de colis. « Je suis une personne de nature aventurière, alors j'ai choisi le bon métier pour combler mon besoin en adrénaline. On me dit souvent que je joue avec le feu en faisant un tel métier mais je n'en crois ri en car, à longueur de journée, la mission du convoyeur de fonds est de rester alerte et d'exercer le plus sécuritairement possible son travail », poursuit-elle.
Or, le fait d'être une femme n'est pas sans lui mettre des bâtons dans les roues. « Le pourcentage de femmes travaillant pour mon employeur représente à peine 13 %. Par contre mon attitude et ma ténacité m'ont permis de me tailler une place au sein d'un groupe très majoritairement masculin et d'être acceptée par mes collègues. Il faut tenir compte que ta sécurité est « ton affaire » mais aussi l'affaire de ton collègue de travail. D'où l'importance d'avoir une grande amie qui est mon arme », déclare Danielle Gravel.
La convoyeuse de fonds se définit comme une femme et tête et une femme de cœur « D'abord et avant tout de cœur, grâce aux valeurs que ma mère m'apportées et aux leçons de vie que mon père m'a enseignées », dit-elle.
Danielle lance un message d'optimisme aux femmes. « Si vous désirez exercer un métier non traditionnel, faites-vous confiance, gardez courage, traversez le pont le pont quand vous serez rendues à la rivière. N'ayez pas peur de réaliser vos ambitions. Gardez espoir et n'abandonnez jamais sans avoir essayé. C'est ainsi que vous réaliserez votre rêve. Un pas à la fois et vous atteindrez le sommet », conclut la Louisevilloise.