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Mea culpa des journalistes: André Drouin réagit

Accommodements raisonnables

Marie-Ève Veillette par Marie-Ève Veillette
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Article mis en ligne le 13 décembre 2007 à 9:33
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Mea culpa des journalistes: André Drouin réagit
Le conseiller municipal de Hérouxville, André Drouin, a réagi aux propos qui se sont dits concernant la couverture des accommodements raisonnables lors du congrès annuel de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.
Mea culpa des journalistes: André Drouin réagit
Accommodements raisonnables
L’article diffusé la semaine dernière concernant le mea culpa des journalistes quant à leur façon de traiter le dossier des accommodements raisonnables depuis un an a fait réagir le conseiller municipal de Hérouxville, André Drouin. Dans une lettre qu’il a fait parvenir au journal, il mentionne que beaucoup de journalistes auraient pu mieux faire leur travail, mais que la majorité a correctement rapporté ses propos.
Toutefois, M. Drouin ne blanchit pas totalement les journalistes. «En lisant leurs articles, je relève que souvent – dans La Presse, notamment – les journalistes y ont ajouté leurs propres convictions ou opinions personnelles. Un rapport d’événement doit demeurer un rapport d’événement. L’analyse d’événements et les opinions de l’auteur de cette analyse sont quelque chose d’autre. Plus précisément, le ou la journaliste de profession peut rapporter les propos d’une personne traitant les gens d’Hérouxville d’ignares, de cons, de cruches, de caves et tout le reste. Cependant, il ne devrait pas en ajouter lui-même», estime-t-il.

Selon lui, Hérouxville n’a pas créé un problème: elle a en dévoilé un. André Drouin estime que les médias n’ont pas amplifié ce problème: ils l’ont colporté. Il croit que si le problème s’est amplifié, «c’est parce que les élus, qui doivent résoudre les problèmes de notre société démocratique, n’ont pas su le faire».

Monsieur Drouin prétend que cette inaction a amené «le peuple» à tenter de trouver lui-même des causes au problème et, ainsi, à blâmer les immigrants. «Pourtant, la cause des accommodements religieux n’est pas les immigrants mais bien les politiques de l’immigration canadienne, la stratégie du multiculturalisme et la charte canadienne des droits. Et tant que nos élus demeureront inactifs, ces causes ne disparaîtront pas», poursuit-il.

Le conseiller municipal a aussi répondu aux propos de Rachid Raffa, président du Carrefour Culturel Sésame de Québec. Dans son discours au congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, ce dernier a parlé de M. Drouin en ces termes: «On l’a utilisé pour montrer qu’il y a un Québec profond, et même colon. Or, ce bonhomme ne représente aucunement la réalité de la ruralité québécoise.»

Le journal a reçu en copie conforme la réponse qu’André Drouin lui a fait parvenir: «Votre déclaration inscrite dans cet article semble être vos opinions personnelles et j'imagine que vous devez pouvoir les défendre. Mon seul commentaire à ce sujet est le suivant: je ne crois pas que la ruralité québécoise relève du Québec profond ou même colon».

À lire aussi: l’intégralité de la réponse du conseiller André Drouin dans la section «Actualités»

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