La lettre que Hérouxville a fait parvenir au Conseil de presse.
Une histoire sans fin?
Le lendemain du mea culpa des médias au sujet des accommodements raisonnables, soit le 25 novembre, la journaliste Isabelle Hachey, de La Presse, publiait un article intitulé «Le Hérouxville de l’Ontario».
Cet article fait état de quelques agressions à caractères racistes qui ont eu lieu dans la ville de Georgina, en Ontario. Son auteure mentionne notamment que «Georgina est devenue, en quelque sorte, le Hérouxville de l’Ontario - une bourgade qui fait la une des journaux, qui déclenche une commission d’enquête… et dont toute la province a un peu honte.»
En réaction à cette comparaison qu’il juge maladroite, le conseil municipal de Hérouxville a adopté lundi, le 3 décembre, une résolution pour se rendre au Conseil de presse. La municipalité est d’avis que l’article de la journaliste de La Presse porte préjudice à l’intégrité de tous les Hérouxvillois et Hérouxvilloises.
Selon la lettre envoyée au Conseil par la secrétaire générale de la municipalité, Denise Cossette, et dont L’Hebdo a obtenu copie, les événements relatés par Mme Hachey «ne sont nullement comparables au débat que notre municipalité a suscité dans la société québécoise […]. Le fait de déclarer que notre municipalité reflète «une bourgade […] dont toute la province a un peu honte […] dénote une malhonnêteté journalistique peu commune.»
La municipalité exige que la journaliste fournisse à Hérouxville des excuses publiques, qu’elle cesse d’associer Hérouxville à la violence, au racisme et à la xénophobie, et qu’elle évite, à l’avenir, des comparaisons injustifiées portant atteinte à l’intégrité du métier de journaliste et, par le fait même, à l’intégrité des citoyens de Hérouxville.