À partir de vendredi, quelque 200 travailleurs en forêt seront sans emploi pour une période indéterminée. (Photo collaboration spéciale)
La crise forestière frappe encore : 200 emplois en moins
À compter de vendredi, la Coopérative forestière du Haut-St-Maurice cessera toutes ses opérations forestières pour une période indéterminée (plus de 100 emplois). Toujours à partir de vendredi, les opérations en forêt d'Abitibi-Consolidated (98 emplois), soit les scieries de Produits forestiers La Tuque (PFLT) et de la division La Tuque (Rivière-aux-Rats), cesseront. On parle donc de quelque 200 travailleurs qui se retrouveront au chômage.
Cette fermeture indéterminée des activités concerne tous ceux qui gravitent autour des opérations forestières. La décision ne concerne pas les travailleurs en scieries.
«Cette décision est directement liée à l'entente qui n'a pas été réalisée entre les travailleurs de PFLT et ceux de Rivière-aux-Rats, explique Claude Dupuis, directeur général de la Coopérative forestière du Haut-St-Maurice. L'approvisionnement en bois des deux usines est donc interrompu. On ne contrôle pas la crise forestière, mais ce qu'on peut régler à l'interne, qu'on le fasse pour faire face à la crise. Je comprends que les travailleurs veulent conserver leurs acquis, mais ce sont eux qui ont nos jobs entre leurs mains. Il doit y avoir une négociation entre les deux parties, parce que sinon, s'il y a une fusion, il y aura des clans à l'intérieur de l'usine.»
Avec l' approvisionnement en bois des deux scieries, PFLT pourra fonctionner de 6 à 7 semaines sans approvisionnement additionnel, et à Rivière-aux-Rats, il s'agit d'une période d'environ 10 semaines.
«Abitibi-Consolidated nous l'a indiqué : il n'y aura pas de reprise des activités en forêt tant et aussi longtemps qu'il n'y aura pas une fusion entre la Divison La Tuque et PFLT, s'inquiète M. Dupuis. La réalité, c'est qu'aucune usine ne peut être rentable en fonctionnant sur une faction. Il n'y a aucune autre issue que la fusion des deux scieries.»