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Les cousines Frigon aux couleurs de Transcontinental

«Je suis fière de ramer pour ma compagnie» - Rachel Frigon

par Andrée-Anne Trudel
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Article mis en ligne le 30 juillet 2007 à 14:52
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Les cousines Frigon aux couleurs de Transcontinental
Pascale et Rachel Frigon Photo Pierre-Alexandre Guay
Les cousines Frigon aux couleurs de Transcontinental
«Je suis fière de ramer pour ma compagnie» - Rachel Frigon
Les employés de Transcontinental ont de quoi être fiers. Un canot aux couleurs de Transcontinental et des hebdos de la Mauricie prendra place sur la ligne de départ de la Classique internationale de canots de la Mauricie. C'est Rachel Frigon, conseillère publicitaire à l'Hebdo Mékinac/des Chenaux, et sa cousine Pascale qui rameront avec fougue et intensité pour se tailler une place de choix chez les filles.
«Pour une saison, ça peut coûter environ 7000$. Surtout pour la première année, à cause de l'achat du canot. Toutes les courses coûtent quelque chose, l'habillement, les rames, le gaz…», énumèrent ma collègue. Et pour une équipe qui en est à sa première année, il n'est pas facile de trouver des commanditaires… C'est alors que la conseillère publicitaire qui se trouve en elle est venue faire son œuvre.

«Je trouvais ça excessivement gros comme argent. Ça nous prenait un commanditaire majeur… J'ai décidé d'aller voir Michel Matteau, le directeur régional et l'éditeur de l'Hebdo du St-Maurice. Je me suis dit que ça ne se pouvait pas qu'il n'achète pas mon idée, puisqu'il m'a engagée comme conseillère!»

«Michel…. Ce serait vraiment hot de voir un gros Transcontinental sur mon canot!», raconte-t-elle. «Ça va bien aller. Tape là-dedans!», réplique son patron et lui tendant la main.

C'est après avoir tâté le pouls un peu plus haut dans la hiérarchie de la compagnie que Michel revient au bercail avec une bonne nouvelle!

Le canot des deux jeunes rameuses est donc lettré Hebdo du St-Maurice, Hebdo Mékinac/des Chenaux, Mauricie Express, Écho de La Tuque, Publi-Sac, Écho de Maskinongé, Hebdo Journal et Transcontinental, de même que le Club Optimiste de Shawinigan qui leur est également venu en aide… Voilà une employée fière d'afficher ses couleurs! Même le nom Frigon sur leurs chandails est écrit à la manière "Transcon": le "F" en rouge, le reste en bleu!

Et ça, c'est sans compter ses nombreux partisans qui portent eux aussi un chandail, un polo ou une casquette de la compagnie.
Un rêve qui voit le jour
Pour les cousines Frigon, effectuer la Classique internationale de canots, c'est le rêve de leur vie! «Depuis qu'on est jeune qu'on veut faire la Classique. Nos parents capotent parce qu'on réalise quelque chose de vraiment gros! On a quand même été patiente dans notre processus, car on a toutes les deux fait deux ans de rabaska pour en arriver là», ajoute-t-elle.
Rachel a mis sur pied une équipe féminine de rabaska, la toute première à participer à la Classique, il y a deux ans. Après avoir ramé deux étés au sein de cette équipe, tout comme sa cousine, elle se prépara à faire le grand saut. L'hiver dernier, les filles s'entraînaient dans un centre de conditionnement physique de quatre à cinq fois par semaine à raison d'1h30 chaque fois. Depuis le 8 avril, elles rament en moyenne 1h30 chaque soir de semaine, et passent de trois à sept heures dans leur canot le week-end.

«Si on n'a pas de course la fin de semaine, on s'organise pour faire au moins une des trois étapes de la Classique, soit La Tuque à Saint-Roch-de-Mékinac, Saint-Roch à Shawinigan ou Shawinigan à Trois-Rivières.

Et quand on lui parle des prochaines années, Rachel est catégorique… Pas de Classique! «Je ne dis pas que je ne la referai jamais de ma vie, mais c'est dur… aussi pour la vie de couple! Pour le moral aussi. Les gars eux se suivent toujours de près pendant la Classique, ils ont toujours un challenge. Nous, les filles, on se retrouve dans le néant!»

Ma collègue reviendra sans contredit grandie de cette expérience exceptionnelle. Un été complet à ramer et s'entraîner pour la fameuse Classique… c'est quelque chose! Par chance, les filles peuvent se concentrer à autre chose que trouver les fonds nécessaires à la réalisation de leur rêve. Elles se concentrent à donner leur maximum pour affronter la rivière Saint-Maurice et vivre une expérience hors du commun!

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