Les distilleries désavantagées au Québec

Pier-Olivier Gagnon pier-olivier.gagnon@tc.tc
Publié le 10 novembre 2016

La Distillerie Mariana souhaiterait vendre ses produits sur place.

©Photo, gracieuseté

Au cours des derniers mois, la SAQ a fortement amélioré son approche envers la commercialisation des produits québécois, selon la Distillerie Mariana. Toutefois, l'industrie des spiritueux a toujours des bâtons dans les roues. Le développement des distilleries est encore limité à cause des lois et règlements.

Au Québec, ces producteurs de spiritueux souffrent de nombreux désavantages par rapport aux microbrasseries par exemple. Jonathan Couturier a notamment remarqué que les gens souhaiteraient acheter les spiritueux dans les marchés publics, les festivals et les expositions, mais le seul permis accordé aux distilleries ne le permet pas. «La demande est là! Présentement, il y a un seul permis et c'est celui de distillateur industriel. Ça prendrait une modification ou l'ajout d'un autre permis pour pouvoir vendre sur place. Ça n'empêcherait pas de vendre à la SAQ aussi.»

Selon lui, une mesure gouvernementale qui s'adresse aux distilleries pourrait être annoncée lors du prochain budget provincial en mars.